Réalisations

LYCÉE HÔTELIER LILLE

Mots clés : Architecture - Education - ERP sans hébergement - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Produits et matériaux

Le lycée hôtelier international conçu par Adam Caruso et Peter St John esthétise l’architecture utilitaire d’une ancienne usine de locomotives pour en honorer l’histoire autant qu’en révéler la plastique.

Le quartier populaire de Fives, à Lille, a la couleur rouille des faubourgs londoniens. Les briques qui enveloppent les maisons ouvrières et l’usine Fives Cail Babcock (FCB), fleuron de la sidérurgie fermé en 2001, façonnent sous le pâle ciel du Nord une atmosphère âpre. Il fallait des architectes sensibles à cette austérité sans contraste, propre aux quartiers d’Europe du Nord victimes de la désindustrialisation, pour réinventer l’une de leurs cathédrales. Dans le cadre du réaménagement des 16 ha de la ZAC dirigé par les urbanistes de l’AUC, les Anglais Adam Caruso et Peter St John ont convaincu la ville et la région de leur confier la réhabilitation d’une partie des anciennes halles industrielles. Emprunt d’un profond respect pour cette mémoire vive, leur projet de lycée hôtelier puise son audace dans une manipulation habile des signes qui identifient ce patrimoine pour en révéler la poésie, seul chemin à même de le faire entrer dans une nouvelle ère.

Symbolisme

Tout commence par une recomposition de l’abstraction qui caractérise l’image des enclaves industrielles. Pour loger le vaste programme – des salles de cours et des ateliers pour 1 200 élèves, dont plusieurs restaurants d’application, un hôtel, une boulangerie et une pâtisserie -, deux volumes sont bâtis dans la continuité de trois halles préservées, en reprenant leur morphologie et leur échelle monumentale.

En face, cadrant la cour du lycée, trois nouvelles constructions complètent cette constellation de pignons. Elles hébergent le gymnase, l’internat et les logements de fonction. La mise en œuvre d’un béton teinté dans la masse, coulé en place puis sablé pour approcher la rugosité de la brique restaurée sur les bâtiments existants, assure...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 255 du 08/11/2016
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