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Luc Bernard, créateur d’Archéopole Une Scop opérateur privé de fouilles archéologiques préventives

Mots clés : Conservation du patrimoine - Création d'entreprise - Culte - Service public

Archéopole, l’un des premiers opérateurs privés de fouilles préventives, vient d’investir 2 millions d’euros pour se doter d’un nouveau siège social à Linselles (59). « Notre succès s’explique par le dynamisme de l’aménagement dans la région Nord-Pas-de-Calais et en Normandie, où nous avons une agence depuis 2007 », explique Luc Bernard, 36 ans, cogérant d’Archéopole. Ses clients sont des aménageurs contraints de faire des fouilles préventives si leur site a fait l’objet d’un diagnostic positif. Sur le premier terrain confié par Eiffage (Le Haut Touquet à Marquette-lez-Lille), l’entreprise a découvert une nécropole mérovingienne. Depuis, le quotidien d’Archéopole est plutôt fait de vestiges d’occupation gauloise (comme pour Domyos à Marcq-en-Barœul) ou gallo-romaine. Avec une incursion parfois dans l’âge du fer comme pour European Homes à Wervicq-Sud. Sa plus belle référence est issue d’une fouille programmée : le tombeau de Jeanne de Flandres au cœur de son abbaye fondée à Marquette-lez-Lille en 1226, devenue site Seveso au XXe siècle.

Le principal concurrent d’Archéopole est l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), l’opérateur public qui garde par ailleurs l’exclusivité du diagnostic, mission de service public. Les autres privés viennent peu dans la région.

Direction participative

« Notre force c’est notre réactivité ainsi que notre connaissance du territoire et des spécificités régionales du mobilier archéologique. Nos spécialistes peuvent dater rapidement un site », affirme Luc Bernard. Ce dernier, historien de formation, est en effet issu, comme ses quatre associés, d’une association fondée en 1999 à laquelle la Ville de Lille confiait ses fouilles archéologiques, mais qui prospectait également d’autres donneurs d’ordre. La loi ouvrant les fouilles archéologiques préventives à la concurrence votée, « nous sommes partis avec la trésorerie de l’association et nous avons monté une Scop », explique Luc Bernard. Ce statut leur a permis de garder une forme de direction participative. « Nous avons tous besoin de l’avis de l’expert. La Scop était une façon de professionnaliser cela », explique Luc Bernard. Son rêve ? « Celui d’un historien répond-il : contribuer à la connaissance du territoire. Une information, modeste ou plus valorisante, reste une information capitale. »

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ENCADRE

L’ENTREPRISE

Date de création : fin 2004

Activité : fouilles archéologiques et valorisation du patrimoine

Statut : Scop à responsabilité limitée au capital de 80 000 euros détenu par les cinq associés créateurs

Chiffre d’affaires 2008 : 3,8 millions d’euros

Effectif : 65 équivalents temps plein (dont 30 CDI)

Siège : Linselles (59)

Site : www.archeopole.fr

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