Territoires

Lot Tous mobilisés pour une meilleure commande publique

Des progrès restent à faire. Les collectivités et établissements publics du Lot n’ont pas tous le réflexe de communiquer le résultat de leur marché pour alimenter l’Observatoire des marchés publics du BTP créé en 2014 à l’initiative des syndicats professionnels d’architectes, d’artisans, d’entreprises du secteur associés aux chambres consulaires. Les chiffres révèlent aussi une situation contrastée. Globalement, en 2015, 72 % des 265 lots analysés et 58 % des montants ont été remportés par une entreprise lotoise : soit 9,6 millions d’euros sur 17,7 millions mis en marché. Mais la création de l’observatoire et du Club des acheteurs publics, précédée en 2013 par l’adoption d’une charte de détection et de traitement des offres anormalement basses dans les marchés publics, est un grand progrès. « Ces outils amènent l’ensemble des acteurs de l’acte de construire autour de la même table. Cela crée du lien. Cela permet d’inciter les maîtres d’ouvrage à la vertu », estime Matthieu Belcour, représentant de l’ordre des architectes dans le Lot.
Rencontres avec les TPE-PME. En parallèle, le conseil départemental du Lot poursuit la démarche de sensibilisation de ses agents et des TPE-PME pour faciliter l’accès à ses marchés. Après un guide de la commande publique organisé en quatre chapitres (seuils et procédures, développement durable, négociation, méthodes d’analyse), il vient d’en sortir un nouveau sur l’insertion de clauses sociales dans ses marchés publics. A ce jour, cinq opérations sont concernées par ces clauses pour un volume de 4 000 heures minimum.
Il réfléchit aussi à l’organisation de nouvelles rencontres sur le terrain avec les TPE-PME pour présenter son programme d’investissement et expliquer comment répondre à une consultation : « Nous mettons l’accent sur le mémoire technique, pièce essentielle du dossier de consultation, et présentons nos mesures de simplification existantes : formalisme plus ou moins allégé selon les procédures, négociation facilitée en matière de travaux permettant de rattraper des offres irrégulières, signature obligatoire du seul acte d’engagement… », détaille Laurence Serny, chef du service Commande publique et Conseil juridique au CD46.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X