Territoires

Lot-et-Garonne Sogec veut sortir de la crise par l’innovation

Mots clés : Innovations

Placée depuis le début du mois d’avril en plan de sauvegarde, l’entreprise de gros œuvre Sogec, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), compte sur son coffrage innovant pour rebondir. Développé par le président de la société Michel Dumonte et breveté en 2015, Isogec permet de construire des façades de grande hauteur en béton banché avec l’isolation thermique extérieure et/ou intérieure dans la même opération de coffrage. Assemblé en pied d’immeuble, ce procédé constructif permet d’incorporer une ou deux peaux coffrantes (extérieure et/ou intérieure) de polystyrène expansé. Adhérentes au béton lorsqu’il a fait sa prise, elles sont ensuite maintenues écartées par des entretoises filetées qui supportent les efforts du coffrage en phase de coulage. Michel Dumonte propose de réutiliser ces entretoises « perdues », restées dans la masse du béton, pour porter la structure d’un bardage de façade massif comme de la pierre agrafée, accrocher un bardage de façade léger ou bien encore des panneaux solaires.

Plus sûr et moins cher.

« La principale innovation réside dans la conception de l’élément extérieur du coffrage. Car, c’est de l’étage supérieur, et en toute sécurité, que l’on procède à son décrochage. Les passerelles en porte à faux extérieur sont ainsi inutiles », précise Michel Dumonte. L’élément extérieur intègre, de plus, un garde-corps de la protection périphérique de l’étage supérieur à déployer. Autre avantage du procédé, son poids : 400 kg/m2.

Outre la sécurité, Michel Dumonte promet des économies substantielles dans le coût de construction, de l’ordre de 10 % pour une façade béton. Pour l’heure, Lafarge-Holcim met à disposition son centre de recherche à L’Isle-d’Abeau (Isère) pour tester le procédé. Pour cela, Sateco, fabricant de coffrage métallique, va fabriquer cet été entre six et huit prototypes de façon à pouvoir les agencer sur un banc d’essai au centre de recherche.
Isogec est le fruit de deux ans de R & D et d’un investissement de 200 000 euros. Sogec, qui détient une licence territoriale exclusive, a bénéficié d’une subvention du conseil régional d’Aquitaine et d’un prêt de la BPI, ainsi que de l’appui technique du pôle Construction Ressources Environnement Aménagement et Habitat durables (CREAHd) à Bordeaux.

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