Territoires

Loire-Atlantique Les débuts chaotiques du « Rungis nantais »

C’est le premier projet d’envergure piloté par la nouvelle génération d’élus nantais et, pour l’heure, le transfert du marché d’intérêt national (MIN) de l’Ile de Nantes à Rezé (afin de libérer du foncier pour le futur CHU) connaît un démarrage houleux. Le premier couac est venu de Gérard Allard, le maire PS de Rezé. Mi-mai, il s’attaque à la « gouvernance » de Johanna Rolland, maire PS de Nantes et présidente de Nantes Métropole, en critiquant sévèrement la désignation du grand argentier de la métropole pour la présidence de la Semminn, la société d’économie mixte en charge du MIN.

Fin mai, l’architecte nantaise Gaëlle Péneau (GPAA) jette un pavé dans la mare en déposant un recours en référé pré-contractuel contre la Métropole, maître d’ouvrage de l’opération. Finaliste du concours avec Chaix & Morel et Erik Giudice, elle avait été déclarée lauréate (à une large majorité) dans un courrier daté du 15 mars qui l’invitait à participer à deux réunions de négociation. Mais ce que l’architecte ne savait pas, c’est que le second choix du jury, Erik Giudice, avait reçu la même lettre. Sa surprise a donc été totale quand elle a découvert dans la presse locale que ce dernier avait été désigné comme maître d’œuvre de l’opération.
Lundi 1er juin, le tribunal administratif a rejeté en urgence le recours de Gaëlle Péneau. Le juge estime que la méthode de Nantes Métropole manque de « courtoisie » mais s’est prononcé sur la forme, estimant qu’au préalable à toute action en justice, GPAA aurait dû porter réclamation auprès de la métropole, et non se contenter de l’envoi d’un mail à sa présidente… mail d’ailleurs resté sans réponse.

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