Territoires

Loire-Atlantique Le site d’essai en mer de prototypes d’éoliennes mis en service au large du Croisic

Mots clés : Energie renouvelable

Inauguré le 25 août, Sem-Rev, le premier site d’essai en mer pour les énergies marines renouvelables (EMR) est pleinement opérationnel. La dernière touche a été menée par ETPO-Tetis en charge de la conception-réalisation et de l’exploitation des dispositifs de raccordements au réseau électrique (marché de 3,6 millions d’euros HT). Géré conjointement par Centrale Nantes et le CNRS, ce site de 1 km2 à 20 km au large du Croisic permettra de tester à échelle 1 des prototypes mis au point par les industriels de l’éolien ou de l’énergie houlo-motrice. « C’est le premier site d’essai raccordé au réseau électrique et disposant de toutes les autorisations administratives préalables et multitechnologies », se réjouit Arnaud Poitou, directeur de Centrale Nantes.

Flotteur en béton.

Une dizaine de projets européens pourraient être testés sur le site. Le premier, développé par la start-up Ideol, porte sur la construction d’une éolienne flottante de 2 MW. Elle reposera sur une fondation en béton de 36 x 36 m qui sera construite avant la fin de l’année dans le port de Saint-Nazaire par Bouygues Travaux publics. Sa mise en exploitation est prévue pour l’été 2016. Baptisée Floatgen, elle sera la première éolienne installée au large des côtes françaises et la première au monde avec un flotteur en béton. « Avec un prix stable, des méthodes de construction éprouvées et une maintenance limitée, le béton nous permet d’être deux fois moins cher que d’autres solutions flottantes et de nous positionner au prix de l’éolien posé dès 35 m de profondeur », explique Paul de la Guérivière, P-DG d’Ideol.

D’autres essais suivront en 2017 avec un démonstrateur houlo-moteur de 500 kW et 25 m de diamètre. Une évolution du site est envisagée pour répondre aux demandes de la filière EMR et tester des éoliennes de grandes dimensions, jusqu’à 10 MW. « En octobre prochain, la région proposera au vote la somme de 400 000 euros pour lancer les études de ce second projet évalué, au minimum, à 25 millions d’euros », a annoncé Christophe Clergeau, 1er vice-président de la région Pays de la Loire.

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