Régions Nice

Logirem à la reconquête de l’habitat en centre-ville

Mots clés : Gares, aéroports - Logement social - Ouvrage d'art - Sécurite civile - Transport maritime

5 500 ha Augmentation des sols artificialisés entre 2011 et 2015 en Paca, dont 3 600 au détriment des terres agricoles. Source: Insee.

96 M€ Montant du programme d’action de prévention des inondations (Papi) complet « Argens et Côtiers de l’Estérel ».

6 mois ont été nécessaires pour réparer le pont Pinède du port de Marseille heurté lors d’un remorquage en 2015.

Depuis 2013, le Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) mobilise, sur 70 ha de l’hyper-centre de Nice (secteurs Notre-Dame, Thiers et Vernier), 71 millions d’euros grâce à l’engagement des partenaires publics. Au sein de ces quartiers d’habitat ancien, dont une partie est classée en secteur d’intervention prioritaire, ce dispositif permet notamment de réhabiliter les logements du parc privé et de traiter l’habitat indigne et dégradé. Partenaire de la Ville et de la métropole Nice Côte d’Azur, le bailleur social Logirem est en première ligne pour réaliser le volet habitat de ce programme et faire émerger une offre de logements renouvelée.

L’intervention est menée sur deux axes : des acquisitions-améliorations dans le diffus ou sous la forme d’immeubles entiers qui permettent d’assurer des relogements, mais aussi de venir en aide à des copropriétés dégradées ; la reconstruction de nouveaux îlots d’habitation à la place d’îlots dégradés. « Dans les deux cas, sans la présence de la collectivité et de l’établissement public foncier Paca pour assurer la maîtrise foncière, notre intervention serait quasi impossible », souligne Géraldine Dumas Bille, responsable d’agence Alpes-Maritimes et Var de Logirem. Et dans ce secteur du centre-ville à forte densité de population et d’habitat, marqué par la présence de nombreux hôtels meublés et de marchands de sommeil (29 meublés sont qualifiés de « sensibles »), le processus de maîtrise foncière est particulièrement long et nécessite souvent des DUP pour aller jusqu’aux expropriations.

Premier bâtiment Passivhaus. Malgré ces contraintes, Logirem s’apprête à réaliser une centaine de nouveaux logements dans l’hyper-centre. Au 3, rue Trachel, l’opérateur va démarrer en fin d’année (livraison à la mi-2018), à la place d’un ancien parking, la construction d’un double ensemble de 30 logements sociaux et de 30 logements étudiants qui permettra aussi de reloger une association, La Semeuse. Dessinés par le cabinet One Way 4 Architectes, ces bâtiments auront une consommation RT 2012 – 20 % et une reconnaissance Bâtiment durable méditerranéen (BDM). Mieux, aux abords du square du colonel Jeanpierre, sur un site contraint, proche de la voie ferrée et de la voie rapide, Logirem va réaliser la première opération labellisée Passivhaus (label allemand de performance énergétique des bâtiments) du département avec 33 logements sociaux, une crèche de 40 berceaux et des bureaux, dont le centre de gestion Logirem (livraison à la mi-2019). Conçu par l’architecte Didier Roman (avec Ingerop et SLK Ingénierie), cet ensemble sera doté d’une façade végétalisée et de jardins partagés en toiture.

Plusieurs autres opérations de démolition- reconstruction ou d’acquisition-amélioration sont à l’étude, mais restent suspendues pour l’heure à l’aboutissement des procédures de DUP : cour Bensa (20 logements en accession PSLA), rue Vernier (15 logements sociaux), 10 rue de Suisse (20 logements sociaux) et rue de Belgique (une résidence intergénérationnelle de 37 logements).

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