Enjeux

Logement : ce que veulent les maîtres d’œuvre

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maîtrise d'œuvre

Trois conseils pour réduire l’empreinte énergétique des programmes immobiliers.

Près de 60 % des bâtiments construits aujourd’hui seront toujours debout en 2050, selon l’Ademe. A cette date, la France aura atteint le « facteur 4 », c’est-à-dire, la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport aux rejets de 2009. L’immobilier se plaçant à en quatrième position parmi les plus gros émetteurs de GES, le gouvernement attend une mobilisation importante du secteur.

Plus d’ENR dans les programmes.

Les donneurs d’ordre misent sur des rénovations lourdes, des techniques de construction différentes, le développement des énergies renouvelables (ENR) dans les programmes… « 100 % de nos opérations neuves comporteront des ENR dès 2016. Aujourd’hui, ce taux se situe autour de 50 à 60 % », signale Didier Jeanneau, directeur général adjoint du bailleur social 3F, lors d’un colloque sur la COP21 organisé par le groupe de presse AEF. Et d’ajouter : « 25 000 logements d’Ile-de-France sont mis en chantier pour atteindre l’étiquette énergétique C. » Sur les cinq dernières années, le bailleur social en a déjà rénové 15 000 sur ce territoire. Il s’est penché sur « l’isolation des façades, le remplacement des convecteurs, des chaudières collectives et individuelles, la pose de panneaux photovoltaïques en façade… »

Prendre en compte les intersaisons.

De leur côté, les professionnels doivent s’adapter au changement climatique. « Aujourd’hui, il existe encore beaucoup de programmes dotés de protections solaires fixes, remarque Marika Frenette, architecte-urbaniste et directrice de la société Wigwam Conseil. Or aujourd’hui, le climat devient imprévisible pendant les intersaisons, lorsque le soleil est bas. Il est préférable d’opter pour des protections amovibles. » Un exemple parmi d’autres qui illustre le besoin de remettre en question ses habitudes et de sensibiliser les donneurs d’ordres.

Des matériaux biosourcés.

Aujourd’hui, la question du carbone se déplace sur la phase de construction. « Il faudra se tourner vers le bois, les matériaux biosourcés ou recyclables », note Alain Maugard, président de Qualibat. Ce dernier appelle « les architectes, industriels, maîtres d’œuvre… à ne plus travailler de manière séquentielle, mais ensemble. Plus tôt ils se mettront autour de la table, plus les coûts baisseront. »

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