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Lionel Hairabédian, président de Cobaty Bordeaux Aquitaine « Le réseau Cobaty peut aider les entreprises en difficulté »

Mots clés : Association et mouvement associatif

– Vous venez de célébrer le cinquantenaire de votre association. Comment se porte le Cobaty ?

Avec plus d’une centaine de membres, le Cobaty Bordeaux Aquitaine se porte bien. Nous avons réuni au Grand théâtre près de deux cents personnes, cobatystes et conjoints, ainsi que le préfet, des élus municipaux et Jean Siaut, président d’honneur du Cobaty et cofondateur de Cobaty Bordeaux. C’est l’une des plus importantes associations de France avec beaucoup de demandes à sa porte. Aussi, nous avons mis en place une commission de recrutement.
Nous sommes attentifs à la qualité et à l’honnêteté des futurs adhérents. Le Cobaty a une tradition, c’est de nouer des relations professionnelles dans un lieu de convivialité et le cas échéant de trouver des partenaires, parce qu’on aime travailler en confiance avec des gens que l’on connaît.

– Comment accompagnez-vous vos membres en cette période de crise ?

Cobaty est aussi un lieu de solidarité : nous avons des entreprises qui sont dans le besoin, qui ont du mal en fin de mois. Le réseau Cobaty peut les aider. On arrive à toucher en quelques jours un million de personnes en direct. Notre commission Ressources Humaines Solidarité permet de monter des stages de remise à niveau. Cela permet aussi de remotiver, et de remettre dans les règles des artisans, des entrepreneurs débordés et trop souvent isolés. C’est un bon moyen de sortir de l’ornière, parce que c’est dans ces moments difficiles que la solidarité doit jouer. Ils restent au Cobaty même s’ils ne peuvent pas payer leur cotisation.

– Quelles sont vos préoccupations et projets pour l’avenir ?

La commission jeunesse animée par Fabienne Faure de Socotec, va mener plusieurs actions à destination des jeunes. D’abord, on le constate encore trop souvent, les métiers du bâtiment sont assez mal perçus, alors que le secteur permet à beaucoup de jeunes de prendre l’ascenseur social : quand on en veut et qu’on est malin, on peut monter, avec des salaires très corrects. Pour faire la promotion des nombreux métiers, mieux rémunérés, moins pénibles, souvent féminisés, nous organisons des visites dans les collèges. Nous allons aussi mettre en place un prix, une forme d’incitation (avec une dotation à la clé) sous forme de petit concours auprès des apprentis. On va également faire un site Internet pour communiquer sur ce que l’on fait et mieux informer nos membres.

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