Régions

Lille métropole Veolia Nord-Europe lance son campus à Lomme

Mots clés : Apprentissage - Energie renouvelable - Services urbains

Veolia Environnement décline en région son concept de campus lancé en 1991 à Jouy-le-Moutier, dans le Val-d’Oise. Le groupe investit 30 millions d’euros à Lomme (ville associée à Lille) pour se doter d’un CFA de 350 places et accueillir 6 000 personnes par an en formation professionnelle. Parallèlement, il dépense 24 millions d’euros pour construire le campus Veolia Environnement lyonnais (avec un CFA de 160 places), qui ouvrira, comme celui de Lomme, à la rentrée 2011. Trois autres CFA sont prévus à Marseille (220 places), Tarbes (150 places) et Nantes (280 places).

Le campus Veolia Nord-Europe est un projet de 10 000 m² de Shon sur 7 ha. Il comptera une dizaine de bâtiments. La construction, évaluée à 20 millions, a été attribuée en conception-réalisation à un groupement avec Rabot Dutilleul (mandataire), le cabinet d’architecte Scau, Iosis (BET), sa filiale Eliot (BET HQE) et le paysagiste Base. Les travaux débuteront au premier trimestre 2010. Ce projet HQE intègre huit cibles très performantes et six performantes.

La construction, support de formation

Le CFA de Lomme, qui offrira huit à dix cursus liés aux différents métiers du groupe, aura une dominante énergie. « La construction va servir de support à la formation », souligne Patrick Blancke, directeur général délégué du campus Veolia Environnement Nord-Ouest. L’ensemble des bâtiments seront instrumentés et mesurés pour constituer une base de données sur l’efficacité énergétique. La plupart des locaux techniques seront accessibles aux élèves, qui pourront travailler sur des sites grandeur nature avec, par exemple, une salle de vannes « pédagogique ». Veolia Environnement doit aussi construire sur le même terrain une chaufferie de 5 MW, qui servira au quartier et aux apprentis. Le groupe prépare une formation concernant une future mention complémentaire au bac pro sur la conduite d’installations multi-énergie de forte puissance.

Veolia va construire également une mini­station d’épuration, qui sera calibrée entre 200 et 800 équivalents-habitant, et une unité de stérilisation d’instruments chirurgicaux pour l’hôpital voisin Saint-Philibert, qui aura aussi une double vocation. La seconde spécificité du campus Nord-Europe sera d’assurer l’interface avec le monde hospitalier tant sur le plan technique que sur des problématiques de services aux personnes à mobilité réduite. Veolia joue la proximité avec le quartier voisin d’Humanicité, que construit l’université ­catholique de Lille, avec des équipements sanitaires et médico-­sociaux.

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« Nous attendons une croissance de 5 % »

Que représente Veolia dans le Nord ?

Avec 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 16 000 salariés, Veolia Environnement Nord-Ouest constitue, après l’Ile-de-France, le principal ancrage du groupe. Son périmètre couvre le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et la Normandie.

Vos perspectives 2009 ?

Nous attendons une croissance de l’ordre de 5 %, une performance satisfaisante. L’activité déchets en secteur industriel est touchée par la crise, tant sur les volumes que sur la valorisation des matières premières. Dans le contexte économique actuel, nos clients ont tendance à réinternaliser certaines activités. Toutefois, nous avons aussi du développement : Glaxo Smith Kline (Seine-Maritime) et Isco France (Calvados) nous ont ainsi confié la gestion globale de leurs déchets.

Comment évoluent les autres activités ?

Le chauffage urbain est porteur. Nous avons déjà dix-huit chaufferies utilisant la biomasse. Le groupe intervient aussi dans les hôpitaux et diversifie ses interventions. Nous proposons de plus en plus le multitechnique pour gérer l’ensemble des fluides, comme au siège de région. Dans les transports, Veolia a obtenu avec les CCI les concessions d’exploitation des aéroports de Lille et de Beauvais. Nous allons aussi leur apporter nos compétences dans les déchets ou l’énergie. Pour l’eau, 2009 sera marquée par l’appel d’offres de LMCU sur la station d’épuration de Marquette, un projet de 140 millions.

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