Régions Nanterre

Lifting en vue pour les tours Aillaud

39 % Part des déplacements quotidiens effectués à pied en Ile-de-France. IAU.

52 750 Nombre de transactions foncières réalisées en 2015 dans la région, en hausse de 8 % par rapport à 2014.ORF.

132 740 € Prix moyen d’un terrain à bâtir pour une maison en Ile-de-France en 2015, en baisse de 9 % par rapport à 2014.ORF.

La Ville de Nanterre, son office municipal d’HLM et Hauts-de-Seine Habitat lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour transformer les tours Nuages de l’architecte Emile Aillaud, construites dans les années 1970. « C’est un appel à idées lancé aux équipes de maîtrise d’œuvre afin d’étudier un changement d’usage des tours Aillaud actuellement orientées uniquement sur le logement », explique Manuel Moussu, responsable du service prospective et stratégie urbaine de la Ville de Nanterre. « C’est aussi un appel aux partenaires investisseurs pour redonner une vie de quartier paisible à cet ensemble classé Patrimoine remarquable du XXe siècle », souligne de son côté Christian Dupuy, président de Hauts-de-Seine Habitat.

Incluses dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, situées à proximité du centre-ville et du quartier d’affaires de La Défense, les 18 tours Nuages – de 30 à 105 mètres de haut – comptent 1 610 appartements (118 528 m² Shon). Elles sont recouvertes de mosaïques de Fabio Reiti qui évoquent les nuages et le reflet de leur environnement de l’époque grâce à leurs couleurs, du rouge au vert, en passant par le bleu. Les fenêtres – coûteuses à entretenir et à remplacer – sont carrées ou rondes ou en forme de goutte d’eau. Six tours appartiennent à l’office de Nanterre, douze à Hauts-de-Seine Habitat. Les bailleurs sociaux ont chacun un immeuble de grande hauteur (IGH) de 38 étages.

Les mosaïques se décollent. L’ensemble est en bon état mais le quartier rencontre des difficultés sociales, et les mosaïques des tours se décollent sous l’effet du gel et de l’apparition des fers de béton. « Pour une remise en état à l’identique des façades, il faudrait refaire les pâtes de verre, ce qui suppose des crédits exceptionnels de l’Etat », fait valoir Christian Dupuy. Les frais de fonctionnement de ces deux IGH sont élevés : 800 000 euros par an pour la sécurité incendie et celle des ascenseurs.

« Etape du renouvellement urbain après une redynamisation de l’offre commerciale sur le secteur, l’AMI vise à valoriser le patrimoine et à diversifier l’offre de logement en introduisant une mixité d’usage des tours à partir de 2020-2022 », précise Manuel Moussu. L’AMI concerne cinq à six tours, soit 500 à 600 logements dont l’offre locative de substitution s’établira dans le nouveau quartier des Groues à Nanterre. Pour elles, changement d’usage – bureaux, hôtellerie, locaux économiques à deux pas de La Défense – ou encore changement de public via l’accession à la propriété. Les 12 à 13 tours restantes conserveront leur vocation de logement social. Un concours est lancé courant février pour leur réhabilitation thermique et la réinterprétation artistique des façades en liaison avec les services du ministère de la Culture.

Ce concours et l’AMI sont précédés de l’actualisation du plan-guide du quartier sous la houlette de l’Atelier Castro visant à identifier ses dysfonctionnements urbains. Objectif : que toutes les tours Aillaud soient embellies et changées dans leur usage d’ici à 2025. « Une chose est sûre, conclut Christian Dupuy : il y a urgence pour cet AMI, car il ramènera une vie sociale apaisée dans le quartier. »

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