Régions Occitanie

Les travaux publics ont les yeux tournés vers la mer

Mots clés : Travaux publics

La fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Languedoc-Roussillon a tenu le 3 novembre sa dernière assemblée générale, avant sa fusion annoncée avec son homologue de Midi-Pyrénées. La réunion avait pour thème « la dimension méditerranéenne de la région Occitanie ». « Un choix qui s’est imposé comme une évidence, a commenté Olivier Giorgiucci, président de la fédération. La nouvelle région devra marcher sur ses deux jambes, l’une terrestre, l’autre maritime. » Le géographe montpelliérain Jean-Paul Volle résume, en une formule, ce que pourrait être l’ambition maritime de l’Occitanie : « Le littoral doit devenir l’avant-scène de la grande région. Le changement d’échelle marque une rupture et offre une opportunité. Il y a maintenant un hinterland à la hauteur de l’ambition que l’on peut avoir pour ce littoral. Cela suppose une inversion du regard. Il faut passer du sable à la mer, ne plus simplement considérer la bande sableuse qui a accueilli depuis les années 1960 un tourisme imposé par l’Etat, mais porter un regard sur la mer comme lieu fondamental du développement économique de demain. Et faire de Montpellier l’animatrice de cet espace littoral. »

Engagements de l’Etat et de la région. « Il y a une volonté politique de faire de notre territoire une puissance maritime à l’échelle européenne », a confirmé Jean-Romain Brunet, directeur de projet au sein du conseil régional d’Occitanie. Cette ambition a notamment pour support le Plan littoral 21, annoncé le 1er juillet par le Premier ministre, Manuel Valls, et la présidente de la région, Carole Delga. Jean-Romain Brunet en a rappelé les quatre objectifs : moderniser les infrastructures portuaires ; rénover les stations touristiques et les faire monter en gamme ; protéger les traits de côte ; soutenir l’innovation, en particulier les projets d’éolien offshore . « Le Premier ministre, a-t-il indiqué, reviendra en février 2017 signer les documents contractuels pour graver dans le marbre les engagements de la région et de l’Etat et les mettre l’abri de la prochaine séquence électorale. » Et Didier Kruger, directeur de la Dreal Occitanie, de confirmer : « Il ne s’agit pas de faire un coup. Nous voulons un projet d’excellence inscrit dans la durée. »

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