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Les stations totales tracent en un temps record

Avec ces outils robotisés, implanter un chantier devient beaucoup plus rapide.

Apparues en France il y a un an environ, les nouvelles stations totales robotisées risquent fort de bouleverser les habitudes sur les chantiers de construction. Leur objectif : tirer parti des atouts du Building Information Modeling (BIM) aussi bien en cours d’exécution qu’en phase de réception de l’ouvrage. Qu’il s’agisse de l’Icon Robot 50 ou 60 de Leica, de la Trimble RTS (Robotic Total Station) ou du RPT600 (Rapid Positioning Tool), voire de la Topcon LN-100, le système de faisceau laser qu’elles exploitent va bien au-delà de la simple acquisition de données. Cette nouvelle génération robotisée indique par des pointages lumineux l’emplacement exact des éléments à positionner, tels qu’ils sont inscrits dans les plans extraits de la maquette numérique. Au préalable, celle-ci doit avoir été téléchargée sur une application dédiée, installée sur une tablette ou un smartphone, et connectée à la station totale. Fini le niveau à bulle et le mètre ruban, l’installateur n’a plus qu’à se laisser guider par les lumières du laser pour percer et fixer les éléments au bon endroit. La première utilisation pratique est particulièrement adaptée aux réseaux d’électricité ou de plomberie puisque la station totale permet de positionner et d’installer les réseaux ou les composants liés aux planchers, murs ou plafonds. Alexandre Moos, qui dirige l’entreprise du même nom, spécialisée dans les énergies et des fluides pour les bâtiments industriels et le tertiaire, en témoigne. Sur ses chantiers, il est l’un des premiers à utiliser une RTS 873, pilotée via l’application Trimble Field Link installée sur tablette. Il estime le gain de temps de l’ordre de 50 % pour le traçage des points : « dans le cadre des travaux de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) de l’extension de 5 200 m² de la clinique du Val d’Ouest à Ecully (Rhône), par exemple, il nous a fallu quatre jours pour le traçage, là où huit jours auraient été nécessaires avec la méthode classique. »

Gain de temps et de précision

. Le second usage consiste à vérifier instantanément la topographie des lieux. A savoir : le gros œuvre exécuté correspond-il réellement à celui des plans de l’architecte et du bureau d’études ? Ce procédé de vérification préalable ou en phase de réception sert au contrôle de la conformité des plans. C’est simple, précis, et cela évite d’avoir à rappeler les géomètres en cours de chantier. L’atout d’une station totale robotisée réside dans le gain de temps et la précision. Sur un chantier parfois encombré, le technicien travaille seul l’implantation. Cet avantage est mis en avant par les premiers utilisateurs. Reste un souci, d’ordre financier : une station totale robotisée avec logiciel et tablette revient à environ 30 000 euros HT, hors temps de formation. Un prix encore trop élevé pour nombre d’entreprises, même si certains fournisseurs proposent déjà une location au jour ou au mois.

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