L'essentiel

Les solutions fioul tirent leur épingle du jeu

Mots clés : Efficacité énergétique

Dans un contexte difficile, la filière fioul réoriente sa stratégie avec le lancement de l’Alliance des métiers et la mise en place d’évolutions technologiques qui devraient permettre de garder le cap en 2010.

1 Le fioul tiendra-t-il en deuxième période ?

À la manière de l’ensemble des obligés de la première période, les fioulistes chargés de générer 12 % des 54 TWh cumac ont bouclé leur objectif de certificats d’économies d’énergie (CEE). Pour mettre toutes les chances de leur côté, les fioulistes s’étaient d’ailleurs associés autour d’Écofioul qui a rassemblé 80 % de la profession. En juin dernier, clap final de la première période, l’association a même repris le dessus : les 5,4 TWh de certificats blancs validés représentent 150 % de l’objectif attendu. Mais la filière sort également plus confiante dans son avenir, promise qu’elle semblait être il y a encore quelques années à une relégation lente mais sûre. Le dispositif a permis de fidéliser la clientèle et de lui proposer des moyens matériels, donc incitatifs à une démarche d’amélioration énergétique, que ce soit en maisons individuelles ou en bâtiments tertiaires, ont constaté les professionnels de la filière fioul.

Les opérations qui ont permis d’enregistrer les CEE ont été réalisées par 18 000 installateurs partenaires. Elles ont concerné le renouvellement de 90 000 chaudières fioul (63 % de chaudières basse température et 37 % à condensation), l’installation de 5 300 systèmes de régulation, 4 600 chauffe-eau solaires individuels (Cesi) et 3 000 systèmes de chauffage bois.

Des incertitudes planent cependant sur ce que sera la deuxième période en termes d’obligations.Le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo a néanmoins tracé les grandes lignes, en juin dernier (cf. JDC n° 164, p. 13) : au moins 100 TWh annuels devraient être dorénavant économisés. Un renforcement du dispositif qui se traduirait pour les fioulistes par une multiplication par trois de l’objectif, l’assiette des contributeurs étant néanmoins élargie aux carburants. Cet objectif est « ambitieux, mais atteignable, à condition de s’en donner les moyens », estime Eric Layly, trésorier de l’association Écofioul. En outre, personne ne sait encore quelles solutions seront éligibles ni à quelle hauteur elles seront valorisées. Une chose est sûre pour la filière : les actions mises en place pour la première période devront permettre de passer à une vitesse « industrielle ». La capacité des matériels à s’adapter aux performances énergétiques exigées va donc être décisive.

2 Une énergie bonne à marier ?

Les fioulistes disposent aujour-d’hui de solutions de plus en plus efficaces. À part satisfaire au niveau d’exigence des CEE, elles devraient également leur permettre de conserver des parts de marché très disputées.

Pour cela, un certain nombre de barrières autant technologiques que « psychologiques » ont été levées, du moins les frontières entre les différentes énergies (électricité, gaz, fioul, bois) ont-elles bougé. Même si Pierrick Rabillon, président de Chauffage Fioul, continue les mises en garde : « certaines solutions rebattues sont une aberration », estime-t-il, les fioulistes promeuvent aujourd’hui un système de pompe à chaleur de petite puissance en relève de chaudière baptisée « Pac raisonnée ». Commercialisée depuis cette année par Technibel, d’autres industriels devraient prendre le pas dans les mois qui viennent.

Les fournisseurs n’ont donc pas déserté le marché du fioul, loin s’en faut. Ils proposent même des solutions taillées sur mesure. En couplage d’énergie, le Basque...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 165 du 01/10/2009
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