Territoires Grand Ouest

Les smart grids essaiment dans tout le territoire

Les régions Bretagne et Pays de la Loire comptent parmi les plus en pointe en matière de réseaux électriques intelligents, également appelés smart grids. Fort de ce constat, les deux conseils régionaux ainsi que neuf syndicats départementaux d’électricité vont répondre ensemble à l’appel à projets national, lancé le 15 avril, pour le déploiement d’un grand réseau électrique intelligent dès 2017. « A la clé il y a environ 50 millions d’euros dans le cadre du programme d’investissement d’avenir, soit près de 300 millions d’euros si l’on y ajoute les effets de levier », explique Dominique Ramard, chargé de l’énergie au conseil régional de Bretagne.

Certains projets ont déjà pris de l’avance, comme le démonstrateur « Smart Grid Vendée », initié en 2013. Doté d’un budget de 30 millions d’euros, ce projet est piloté par le Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (SyDev) et ERDF. Il prévoit, notamment, l’installation de capteurs télécommandés dans 100 bâtiments publics, l’ajout d’équipements automatiques sur le réseau électrique pour mieux gérer les flux d’électricité éolienne ou solaire, la création de nouveaux outils informatiques de prévision et de simulation ainsi que la conception de systèmes de pilotage à destination des producteurs et consommateurs de courant.

Chaire internationale et formation d’ingénieurs.

En Bretagne, les projets foisonnent : dispositif EcoWatt (alerte par e-mail et SMS lors des périodes de pointe), programme Enbrin d’EDF (expérimentation globale de gestion intelligente de l’électricité), optimisation du réseau des îles bretonnes d’Houat et d’Hoëdic équipées, dès cet été, de compteurs Linky, dynamique des « boucles énergétiques locales »…

Dans la capitale bretonne, le projet Rennes Grid vise à piloter la consommation d’électricité de la ZAC de Ker Lann à Bruz, afin d’intégrer au mieux les énergies issues de sources renouvelables produites localement. La rentabilité sera principalement assurée par la vente d’électricité verte aux entreprises et aux particuliers présents sur la ZAC. L’étude de faisabilité de ce projet, piloté par Schneider Electric et doté d’un budget total de 10 millions d’euros, a été lancée fin janvier 2015 ; et la création d’un consortium est prévue pour la mi-2015.
A Lorient, 13 millions d’euros ont été investis dans le projet Solenn, dont l’objectif est de mettre à disposition les données récoltées à partir des compteurs Linky installés dans un millier de foyers.
Pour accompagner le développement de cette filière naissante, RTE et l’Ecole centrale de Nantes ont lancé, en janvier, une chaire internationale consacrée aux réseaux électriques intelligents. Enfin, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) des Pays de la Loire vient de mettre en place une formation, unique en France, d’ingénieur en apprentissage dans le domaine des smart grids. A suivre.

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