Réalisation PRÉVENTION

Les risques de chutes de hauteur mobilisent la profession

Mots clés : Apprentissages

Les situations de travail en hauteur dans le paysage augmentent avec la végétalisation du bâtiment.

L’anticipation de l’organisation des chantiers, l’information et la formation des personnels, l’utilisation de matériels et d’équipements de protection adaptés constituent les principales clefs pour réduire les risques.

L’exécution des travaux en hauteur a tout particulièrement retenu l’attention de l’Union nationale des entreprises du paysage ( Unep) ces dernières années dans les actions qu’elle mène pour améliorer la santé et la sécurité des professionnels. L’organisation s’est notamment fait l’écho de la campagne « Travaux en hauteur, pas droit à l’erreur » menée par la Mutualité sociale agricole (MSA) dans le cadre du Plan santé au travail 2016-2020 de l’État et de la convention d’objectifs et de gestion 2014-2017 de la branche accidents du travail/maladies professionnelles. L’objectif affiché est de lutter contre les chutes de hauteur qui constituent l’une des premières causes d’accident dans le secteur du paysage, d’autant que ce contexte de travail survient plus souvent qu’il n’y paraît : dès lors que les pieds de l’opérateur s’élèvent au-dessus du sol, le Code du travail considère qu’il se situe en hauteur. Cette définition englobe aussi bien les opérations de taille des arbres d’ornement ou des haies arbustives, les interventions sur les toitures et murs végétalisés, que d’autres tâches a priori plus banales comme l’arrosage et l’entretien des suspensions fleuries ou jardinières, sans oublier les opérations de chargement et de déchargement des véhicules de chantier. « Cette année et pour 2018, nous poursuivons notre action de sensibilisation par l’organisation dans nos délégations régionales de formations d’une journée pour les salariés et chefs d’entreprise, animées par un conseiller en prévention du service sécurité-santé de la MSA », explique Fanny Devoghelaere, conseillère technique qualité-sécurité-environnement à l’Unep. Outre un point réglementaire, la formation aborde les conséquences physiques, sociales, financières et juridiques d’une chute, la présentation de solutions et d’équipements favorisant la réduction des risques en lien avec différentes situations concrètes. En complément, l’Unep a travaillé à l’élaboration d’un guide sur la conduite à tenir en cas d’accident, publié en avril 2017.

Depuis avril 2017, les entreprises disposent d’un guide de la conduite à tenir en cas d’accident.

Ultime recours

« Complémentaire de l’évaluation des risques dans l’entreprise et de la rédaction du document unique, qui doit être remis à jour tous les ans, ce guide pragmatique a d’abord été conçu pour agir efficacement lors d’un accident. Mais il permet aussi d’inciter à l’analyse a posteriori des circonstances ayant conduit à l’accident ; un bon moyen pour éviter qu’il ne se reproduise », souligne Fanny Devoghelaere. Dans un dossier paru en 2017 sur les risques liés aux chutes de hauteur, l’Institut national de recherche et de sécurité propose un logigramme de choix. L’outil de prévention incite à éviter les risques par la suppression du travail en hauteur grâce à l’utilisation de matériels permettant de travailler depuis le sol. Si cette démarche s’avère techniquement impossible,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 402 du 15/09/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X