Actualité Réforme territoriale

Les régions rient, les campagnes pleurent

Mots clés : Aménagement rural

Les élus ruraux se rebiffent. L’Association des maires ruraux de France (AMRF) manifestait devant le Sénat le 28 octobre (photo), tandis que le Premier ministre, Manuel Valls, défendait la réforme devant les représentants de la Chambre haute. « La France n’est pas seulement urbaine », martelait Vanik Berberian, président de l’AMRF (premier plan, à droite). Au final, le locataire de Matignon a lâché du lest sur l’adaptation possible du seuil de 20 000 habitants pour les intercommunalités, qui inquiète les communes des zones rurales, mais a opposé une fin de non-recevoir à la carte des 15 régions dessinée par la commission spéciale du Sénat. Pour le Premier ministre, la France devrait être dotée de 13 « super-régions ». Une bonne nouvelle pour l’Association des régions de France qui salue « un discours cohérent » prenant « l’engagement d’une réelle clarification des compétences entre collectivités et avec l’Etat [pour permettre l’émergence d’] un couple région-PME renforcé dans les territoires ». Pour Vanik Berberian, la réforme territoriale reste incohérente : « On commence à parler de la taille du costume avant de parler de la taille du bonhomme que l’on va mettre dedans. » En d’autres termes, le gouvernement souhaite redessiner la France sans avoir défini les compétences de chacun. L’inquiétude monte chez les élus locaux. « D’ici à trois ans, plus rien ne sera entrepris, car les communes ne sauront plus quelles sont leurs compétences, elles n’investiront plus : on va détruire des milliers d’emplois dans le BTP », prédit Philippe Adnot, sénateur (non-inscrit) de l’Aube.

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