Enjeux Ils ont fait 2016

Les quinze agitateurs du BTP

Mots clés : Entreprise du BTP - Innovations

Ils sont les fers de lance de l’innovation, bousculent leur secteur ou incarnent l’excellence française à l’international. Chacun à sa manière, ces hommes et ces femmes ont marqué l’année.

1/ Antoine Metzger

Il a surfé sur la crise des TP

Portée par l’énergie et l’intuition sans faille d’Antoine Metzger, son président du directoire, NGE a su rebondir en 2016 là où d’autres entreprises de travaux publics ont stagné.

Les canalisateurs sont au fond du trou ? NGE les reconvertit au déploiement de la fibre optique pour profiter du Plan France très haut débit et de ses 13 milliards d’euros de travaux.

Le Grand Paris est le chantier du siècle ? Elle se lance dans les travaux souterrains pour gagner un tunnel sur la ligne 15 sud, et complète son offre de fondations spéciales (rachat de Dacquin). Le bâtiment repart ? NGE ajoute un « B » devant « TP » pour en profiter (rachat de Cardinal Edifice). Avec audace, Antoine Metzger aura donné en 2016 toute sa signification au mot entrepreneur. Avec un grand « E », celui de NGE.

2/ Emmanuel Macron

Le « name and shame », c’est lui

Le 1er avril, un nouveau droit de la commande publique est entré en vigueur. Pas un poisson mais un exercice imposé, transposition de directive européenne oblige. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, y a apporté sa touche, épaulé par Jean Maïa, son directeur des affaires juridiques.

Les textes dépoussiérés permettent des relations plus étroites entre entreprises et secteur public, promeuvent l’open data , la maquette numérique, le coût global, la simplification des démarches… Le désormais candidat à l’Elysée aura par ailleurs marqué l’année en introduisant la pratique du « name and shame » : les noms des entreprises épinglées pour retards de paiement sont maintenant systématiquement publiés par Bercy. Des grands noms du BTP en ont déjà fait les frais…

3/ Lucie Niney et Frédéric Bonnet

L’archi des villes et l’archi des champs

Début janvier 2016, Frédéric Bonnet – Grand Prix de l’urbanisme 2014 – remettait à Sylvia Pinel, la ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, son rapport sur l’aménagement des territoires ruraux et périurbains pour « changer de regard sur ces espaces en mettant en lumière leurs atouts ». Avec Lucie Niney, 35 ans, figure de proue du collectif des jeunes architectes et paysagistes Ajap14, ils mettent en scène, sur ce même thème, l’exposition « Nouvelles Richesses » du Pavillon France de la Biennale de Venise qui vient de s’achever. Actrice engagée de la Stratégie nationale pour l’architecture (SNA), Lucie Niney a décroché voici peu, avec son associé Thibault Marca, la commande directe de François Pinault pour réaliser, avec le maître japonais Tadao Ando, le musée que le milliardaire bâtira dans la Bourse de commerce (Paris, Ier arrondissement).

4/ Elon Musk

Avec le milliardaire, c’est la tuile (solaire)

L’homme d’affaires californien, fondateur du constructeur de voitures électriques Tesla, a présenté le 28 octobre le nouveau produit d’appel de SolarCity : la tuile solaire.

Objectif : réaliser des toits solaires intégrés dès la construction. Les tuiles serviront à recharger le Powerwall développé par SolarCity, une batterie murale capable de stocker l’énergie produite par le toit durant la journée pour alimenter en électricité toute la maison et, pourquoi pas, recharger la Tesla garée dans le garage. Un système intégré logement-transport-énergie ! S’il rêve de coloniser Mars, Elon Musk garde tout de même les pieds sur terre : il vient de rejoindre l’équipe de conseillers économiques de Donald Trump.

5/ Pierre-René Lemas

L’homme qui valait trois milliards C’est un homme innovant qui est à la tête de la Caisse des dépôts (CDC), le partenaire financier privilégié de la maîtrise d’ouvrage publique et privée. A l’occasion des 200 ans de la CDC, le directeur général (DG) a lancé les prêts de haut de bilan : 3 milliards d’euros de prêts de long terme (quarante ans) avec un différé d’amortissement de vingt ans pour inciter les bailleurs...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5901 du 23/12/2016
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