Régions Nanterre

Les Provinces françaises font peau neuve

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Politique du logement - Qualité de l'eau - eau potable

3 653 logements étudiants ont été créés (en chantier ou financés) depuis 2014, à Paris. Source : Ville de Paris.

160 M€ d’aides ont été attribuées par l’agence de l’eau Seine-Normandie, lors de sa commission d’octobre.

19,9 % des logements commencés dans l’Hexagone depuis un an l’ont été en Ile-de-France.Source : préfecture de région.

A Nanterre, la réhabilitation des Provinces françaises, un ensemble des années 1950, s’inscrit dans une opération Anru plus vaste, qui fait l’objet d’une ZAC, aménagée par la Semna (SEM d’aménagement de la Ville de Nanterre), Ateliers 234 assurant la maîtrise d’œuvre urbaine et des espaces publics. Le programme comprend la démolition de 187 logements sociaux, la réhabilitation des 488 appartements restants et la réalisation de 450 logements neufs (social, locatif libre, accession), répartis sur cinq immeubles. Ce projet a reçu, le 5 octobre dernier, le Geste d’Or dans la catégorie « Le grand prix projet amont ».

Pour la phase de démolition/réhabilitation des immeubles « historiques », le maître d’ouvrage, l’office municipal HLM de Nanterre, a opté pour un marché en conception-réalisation, remporté par GTM Bâtiment associé à Tecnova Architecture et Berim. Dans les bâtiments concernés (six R + 4 et un R + 8), tout est à faire : installation d’ascenseurs, rénovation des installations techniques, isolation, et, plus original, création de surface pour 277 logements, ainsi que la construction de 64 « maisons sur les toits » au-dessus de six des sept bâtiments.

Tecnova, l’agence d’architecture, a imaginé des « boîtes » courant sur toute la hauteur des bâtiments, qui viennent s’accrocher aux façades. Deux systèmes sont mis en œuvre : des prémurs béton pour les cages d’ascenseur et une ossature bois pour les volumes permettant d’agrandir les appartements au niveau de la cuisine et du salon. Les « boîtes» en bois s’appuient sur des corbeaux en béton fichés dans les murs des immeubles et désolidarisés du sol, sur lesquels s’encastre la structure en bois arrimée à la façade et aux planchers existants. Ce système permet ainsi de gagner une superficie de 10 à 15 m par appartement.

Le montage classique des maisons à ossature bois. Mais la grande originalité du programme tient à la construction de 64 maisons sur les toits terrasses des immeubles, du T2 au T4, dont une dizaine de duplex. « En moyenne, les équipes de Socopa arrivent à monter trois maisons en deux semaines », explique Alain Mary, chef du service réhabilitation de GTM Bâtiment. La rapidité d’exécution – tous les éléments sont notamment préfabriqués par panneaux – et le poids de la structure par rapport à une structure béton expliquent le choix du bois. Le point le plus critique et le plus long est de déposer la couverture des toits terrasses, refaire l’étanchéité et l’isolation, puis venir ancrer des massifs en béton recevant les plots de l’ossature bois qui soutiennent la structure, une sorte de platelage de poutres croisées en lamellé-collé. Le montage est ensuite très classique des maisons à ossature bois, si ce n’est la hauteur à laquelle se déroule le chantier.

– Maîtrise d’ouvrage :Office municipal HLM de Nanterre.

Maîtrise d’œuvre : Tecnova Architecture, Berim (BET).

Entreprise : GTM Bâtiment. Programme : 488 logements réhabilités, 64 construits sur les toits. Création de surfaces : 5 420 m2 .

Montant du marché : 22 , 4 millions d’euros. Insertion professionnelle : 18 530 heures. Durée du chantier : 24 mois. Livraison : novembre 2017.

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