Territoires

Les promoteurs à la peine

Le départ de Grenoble de plusieurs promoteurs immobiliers nationaux traduit l’inflexion de la politique conduite dans la ville centre par le maire EELV Eric Piolle et ses équipes. Si le nombre de réservations nettes a progressé de 9 % entre 2015 et 2014 – contre 18 % en Rhône-Alpes -, la production du logement a changé de mains. « Il y a deux ans, les promoteurs réalisaient 65 % de la production de logements à Grenoble. Aujourd’hui, la part est de 50 % environ. Les coopératives HLM, filiales des bailleurs sociaux, prennent de plus en plus de parts de marché aux promoteurs », constate Olivier Gallais, président de la Fédération des promoteurs immobiliers des Alpes, qui pointe également l’absence de marché pour le logement haut de gamme : « Ce segment se déporte sur d’autres zones, comme le Voironnais ou le Grésivaudan. »

Le recalibrage, voire l’arrêt de projets d’aménagement, n’est pas sans effet sur la production. Depuis les élections municipales, rares ont été les consultations lancées : trois lots représentant une centaine de logements sur le Châtelet ! Sans compter que les professionnels de l’immobilier ont une autre épée de Damoclès au dessus la tête : « Dans notre périmètre Alpes, le marché est peu tourné vers les investisseurs, rappelle Olivier Gallais. Leur part représente 40 % environ, mais avec l’annonce d’Eric Piolle d’encadrer les loyers, ils risquent de reculer. »

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