Autres TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Les pro-phyto font de la résistance dans les cimetières

Mots clés : Démarche environnementale - Établissements de culte, funéraire - Etat et collectivités locales - Funéraire

Le boom du marché de la gestion écologique des cimetières s’appuie sur de nouvelles techniques et un nombre croissant d’exemples probants.

Néanmoins, les obstacles subsistent : ils viennent des collectivités, des usagers, des services funéraires et de l’ambiguïté de la loi.

Les cimetières sans traitement phytosanitaire motivent une recherche mutualisée sur la technique de l’hydromulching. Le dernier Salonvert, les 20 et 21 septembre à Vénérieu (Isère), a offert l’occasion d’une démonstration technique suivie attentivement par les entrepreneurs et les responsables de services locaux d’espaces verts. Avec quatre sacs de 14 kg d’un mélange sec comprenant de la fibre de bois issue de cellulose recyclée, des engrais organiques à libération lente, des gélifiants et des graines, l’opérateur nourrit le bac de 1 200 l intégré à sa machine.

Quelques minutes de malaxage donnent au mélange la viscosité optimale pour enherber 330 m2, à raison d’environ 30 g de graines au mètre carré. La pompe peut alors alimenter le tuyau de 30 m de long, avec des rallonges possibles jusqu’à 90 m pour que l’opérateur atteigne les recoins des allées caillouteuses et les interstices entre les tombes les plus difficiles d’accès. Chef de file de la démonstration de Vénérieu, le français Euro-Tec, basé près de Lyon, distribue en Europe les machines de l’américain Finn, inventeur de l’hydroseeding, une technique de projection primitivement dédiée à l’enherbement des infrastructures et à la lutte contre l’érosion, sur des surfaces arides, dites « agrolimitantes ». Son transfert aux cimetières a mobilisé le semencier DLF pour des adaptations de sa gamme Top Green, ainsi que le distributeur Natura’Lis Cimelak, pour sa connaissance des besoins des collectivités locales de Bourgogne-Franche-Comté et d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Les collectivités regardent le cimetière naturel de Niort comme une référence nationale. – MARC THÉBAULT, premier adjoint au maire

« La mise au point a notamment concerné le bon dosage de la fétuque ovine, lente d’installation, pour éviter son étouffement par d’autres espèces », explique Paul de Charnacé, directeur commercial de DLF, qui revendique un large leadership sur le marché français de l’enherbe-ment des cimetières sans phyto. Issoire, en Auvergne, a fait partie des premières villes à tester avec succès la technique, dans des conditions difficiles : l’opération s’est déroulée en février dernier, alors que l’automne constitue la saison idéale.

Le phare de Niort

Pour éclairer la route des cimetières vers la gestion écologique, les innovations technologiques s’ajoutent aux...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 403 du 16/10/2017
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