Régions Vaucluse

Les pavillons de Morières entrent dans le dense

Après l’écoquartier de l’Olivier, en entrée de ville, la Ville de Morières-lès-Avignon (8 000 habitants), dans le Vaucluse, s’apprête à voter le bilan de la concertation relative au projet d’un nouveau quartier résidentiel de 257 logements dans le secteur des Sumelles (20 000 m2 SP). L’opération, dont le schéma d’aménagement a été conçu par l’architecte-urbaniste Marc Petit (Marseille), doit voir le jour sur une dent creuse de 7 ha nichée au milieu du tissu pavillonnaire, à l’orée du centre-ville. « L’opération permettra de recoudre le tissu urbain en créant un axe structurant entre l’hypermarché, le centre culturel, le centre bourg et la gare SNCF tout en créant un maillage de déplacements doux », note Marc Petit.

Organisée autour d’un parc public (1 ha), cette nouvelle pièce urbaine est aussi l’occasion pour la commune d’étoffer son parc d’équipements publics avec la création d’un groupe scolaire de 10 classes (8 500 m2 d’emprise) et surtout de se mettre dans les clous de la loi SRU : « 40 % de l’offre immobilière sera dédiée aux HLM », précise l’architecte. Avec 8 % de logements sociaux sur son sol, Morières est en effet l’une des communes de l’aire avignonnaise soumise à un arrêté de carence préfectoral.

Offre adaptée aux seniors. Autre priorité : développer une offre d’habitat adaptée aux seniors. « Une résidence intergénérationnelle de 80 logements sociaux proposera des services ad hoc : coiffeur, médecins… », indique Muriel Martinez-Thomas, chef du projet au sein de l’établissement public foncier de Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). Sur le plan spatial, le quartier sera organisé en trois îlots agrégeant une quinzaine de petits immeubles collectifs (R + 2), 40 terrains à bâtir et 528 places de parking.

Avant d’engager la viabilisation du site, la commune devra maîtriser le foncier, morcelé en une trentaine de parcelles appartenant à des propriétaires privés. Cette mission, confiée en 2005 à l’EPF Paca, est aujourd’hui au milieu du gué : « Nous détenons environ 2,5 ha acquis à l’amiable », précise la chef de projet. Si l’essentiel du site est constitué de friches viticoles, « il reste encore une maison dont les résidents devront être relogés », ajoute-t-elle. Pour le solde des terrains, il faudra passer par une déclaration d’utilité publique espérée pour l’automne 2018. Dès ce feu vert, la commune et l’EPF lanceront une consultation pour désigner l’aménageur qui prendra en charge les travaux à partir de 2020.

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