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Les matériaux à l’heure environnementale

Mots clés : Produits et matériaux

Biosourcés, recyclables, actifs et réutilisables… Les industriels font entrer les matériaux de construction dans une nouvelle ère.

Àpeine 5 % du marché de l’isolation. C’est la part infime des isolants biosourcés. La faute au coût élevé de ces laines de mouton, de chanvre, et autres matériaux estampillés naturels. Pourtant, le biosourcé fait le buzz quand nombre de ces isolants écologiques ont été adoubés par la certification Acermi(1) . Tendance, les écomatériaux se plient même aux exigences de l’économie circulaire qui bouscule celle dite traditionnelle en limitant le gaspillage des ressources et l’impact environnemental, tout en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits.

Ces écomatériaux sont l’indispensable corollaire des certifications environnementales – HQE, Breeam et Leed(2) – qui poussent au vertueux. Dans l’assiette comme dans les murs, sur les marchés publics comme privés, les clients veulent du vert, même si la réalité du chantier est ailleurs. Et les industriels jouent le jeu.

Changement de paradigme

Isover avait mis de la laine de bois dans son Isoduo 36. À Batimat, le numéro un de la laine de verre va encore plus loin avec une démarche globale d’un point de vue environnemental. Outre le confort de pose, sa nouvelle laine de verre, recyclable à l’infini, intègre un liant 100 % biosourcé à base de matières premières issues des industries sucrière et céréalière. Weber, pour sa part, lance we-bertherm XM Natura, un système d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) avec un isolant en liège 100 % naturel.

Le groupe Dehondt Composites présente Nattex Panel, des panneaux sandwichs intégrant des fibres de lin, dont l’un des atouts est d’assurer une gestion des déchets facilitée par la recyclabilité des panneaux – une démarche qu’il va falloir définitivement intégrer. Depuis le 1er janvier 2017(3) , distributeurs et négociants doivent organiser la collecte des déchets issus des matériaux et produits qu’ils vendent. Il n’est plus question de jeter sans valoriser, même les matériaux ont droit à une nouvelle vie. C’est l’un des fondements de l’économie circulaire, ou de l’écoconception Cradle to Cradle, qui, par opposition au recyclage conventionnel, maintient la qualité des matières premières tout le long de l’intégralité des cycles de vie du produit.

Venu des États-Unis, le mouvement qui arrive en France n’épargne pas ni le bâtiment ni Batimat. Ainsi, l’institut MECD (Matériaux et Équipements pour la Construction durable), qui va y...

Vous lisez un article de la revue MEI n° 5947 du 03/11/2017
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