Territoires Lot-et-Garonne

Les maires se forment à l’aménagement frugal

Mots clés : Etat et collectivités locales

Le 27 juin, à Estillac (Lot-et-Garonne), Frédéric Bonnet, urbaniste de l’agence Obras et auteur du rapport « Aménager les territoires ruraux et périurbains », va lancer un cycle de formation à l’aménagement durable à destination des élus, intitulé « Encore mieux avec moins ».

« Le cycle s’adresse aux maires des communes rurales du Lot-et-Garonne, qui représentent les trois quarts des 319 communes du département. Il est issu de discussions avec Henri Tandonnet, maire (UDI) de Moirax, sénateur et président de la commission des communes rurales de l’Amicale des maires de Lot-et-Garonne. Nous avons convenu que, dans le contexte financier contraint actuel, il faut dépenser mieux. Cela passe par une bonne conduite des projets. Et comme l’a souligné Frédéric Bonnet dans son rapport, cela nécessite de respecter les étapes et d’insister sur les études. Elles permettent de calibrer les projets au plus juste », raconte Michel Masset, président du Conseil d’architecture, d’urbanisme, et de l’environnement (CAUE) 47 et conseiller départemental.

Rendez-vous thématiques.

Le conseil départemental de Lot-et-Garonne est l’autre partenaire du dispositif, qui combinera une journée d’échanges à la suite de la conférence inaugurale de Frédéric Bonnet et trois rendez-vous thématiques proposés à la carte aux élus. Le 24 septembre, la matinée sera consacrée au thème de la revitalisation des centres-bourgs. Le 21 octobre, les discussions porteront sur l’accueil d’un lotissement. Enfin, le 26 novembre, le CAUE et l’Amicale des maires ont souhaité présenter le dispositif de l’aménagement en régie communale, qui a le mérite d’éviter le recours au contrat d’aménagement.

« Nous nous plaçons dans le cadre de la loi Alur, qui rappelle les principes de la densification et notamment de la consolidation des villages. Pour cela, il faut un urbanisme construit plus qu’un urbanisme imposé. Cela impose de s’organiser en amont pour prendre en compte toutes les conséquences des projets, de réfléchir à la mutualisation des équipements. Cela ne sera pas facile car, en Lot-et-Garonne, il y a une tradition de l’habitat dispersé lié à l’activité agricole. Or, dans le contexte financier contraint, cette organisation est dépassée car elle entraîne des frais d’infrastructures », insiste Henri Tandonnet.
Le processus de maîtrise de développement urbain est en cours dans le Lot-et-Garonne (375 000 habitants) : 223 communes sont couvertes par un document d’urbanisme, dont 138 PLU et PLUI. Mais pour Henri Tandonnet, l’aspect réglementaire ne suffit pas. Ainsi, conçu aussi comme outil de sensibilisation, le cycle de formation a vocation d’abord à amener une réflexion de base sur la construction d’un projet. L’enjeu est de rendre les centres-bourgs attractifs et de préserver les paysages en limitant l’étalement urbain. Il y a urgence. Une étude de la direction départementale des territoires montre qu’en Lot-et-Garonne, l’artificialisation progresse quatre fois plus vite que la démographie.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X