Actu Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe

« Les jardins d’Orient, un rêve réinventé »

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gouvernement - Manifestations culturelles

De l’École du paysage de Blois à l’exposition événement qui s’ouvre le 19 avril à Paris, l’art des jardins jalonne l’itinéraire politique et culturel de Jack Lang. Le président de l’Institut du monde arabe (IMA) met en perspective ce parcours qui a ponctué sa vie de ministre de la Culture, de l’Éducation nationale et de maire de Blois, dans un dialogue permanent entre sa mémoire et sa modernité.

Quels messages porte l’Institut du monde arabe avec l’exposition Jardins d’Orient – De l’Alhambra au Taj Mahal ?

Depuis les jardins mythiques de Babylone, dont l’existence reste à prouver, jusqu’aux jardins persans et arabo-musulmans, l’exposition évoque une histoire étroitement liée au monde oriental : son art de vivre, son architecture, sa vision de l’être humain… Invitation à la paix, à la méditation et à la rêverie, cette histoire porte des symboles qui varient avec le temps. L’exposition la traverse à travers les territoires qui s’étendent de l’Alhambra jusqu’au Taj Mahal, comme l’indique son sous-titre. Au-delà de l’Histoire, la réinterprétation contemporaine, mise en place sur le parvis de l’Institut, invite le public à rêver aux jardins d’Orient.

Avez-vous pesé sur le choix du lauréat du concours pour la création de ce jardin provisoire ?

J’ai pour principe de ne pas interférer sur la délibération du jury, qui a pu arbitrer sur des propositions très différentes les unes des autres. Pour affirmer le caractère contemporain de l’œuvre, en même temps que son enracinement dans la dimension géométrique de la culture orientale, le cahier des charges imposait d’organiser le projet autour de la figure de l’anamorphose, spécialité de François Abélanet, intégrée dès la phase de programmation. La bonne compréhension de cette volonté a constitué le principal critère de choix. Contrairement à la Grande Mosquée de Paris, dont les aménagements extérieurs reconstituent la tradition, le projet de l’IMA réinvente le jardin oriental dans la ville occidentale contemporaine. Michel Péna a résumé l’idée par sa formule du jardin arable.

Ne regretterez-vous pas d’avoir à le démanteler à l’issue de l’exposition ?

Bien sûr que nous le regretterons ! Le personnel de l’Institut s’y attache déjà. Mais cette œuvre n’est pas conçue pour subsister.

La montée d’un climat de guerre, encore illustrée le mois dernier par l’attentat de Bruxelles, a-t-elle contribué à motiver ce message de paix ?

Le projet est né il y a deux ans, dans un contexte différent…Toute l’activité de l’IMA concourt à véhiculer les valeurs de paix, de tolérance, de dialogue, ainsi que l’amour de la beauté sous toutes ses formes,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 388 du 25/04/2016
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