Régions Grand Cotentin

Les irréductibles Haguards font de la résistance

Le 1er janvier 2017 verra, dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, la constitution d’une intercommunalité du Grand Cotentin (210 communes, 205 000 habitants), dont la commune nouvelle de Cherbourg-en-Cotentin (1) sera la ville centre. Un dessein conduit de main de maître sur deux décennies par Bernard Cazeneuve, successivement maire d’Octeville, député de la 5 circonscription de la Manche, maire de Cherbourg-Octeville, président de la communauté urbaine de Cherbourg, et enfin ministre de l’Intérieur. « Le Grand Cotentin est la bonne échelle pour demain, pour l’avenir à trente ans, pour engager de véritables politiques », répète à l’envi son successeur à la mairie de Cherbourg Benoît Arrivé. C’est surtout une opportunité de rééquilibrer financièrement les forces d’un territoire profondément fracturé depuis l’implantation par l’Etat d’une industrie nucléaire à La Hague, où on ne compte plus les équipements quand d’autres pleurent pour obtenir un candélabre.

La stratégie de la fusion. Mais les 19 communes de la communauté de communes de La Hague (12 000 habitants), majoritairement opposées à ce mariage sous le signe de la solidarité, n’entendent pas partager leur argent comme ça. Ainsi ont-elles décidé de fusionner au 1er janvier prochain pour préserver leurs avantages fiscaux. Si certains élus regrettent de voir disparaître leur commune, les habitants, eux, approuvent massivement. Le préfet de la Manche a, quant à lui, donné son aval au début du mois.

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(1) Fruit de le fusion, au 1er janvier 2016, de Cherbourg-Octeville, Equeurdreville- Hainneville , La Glacerie, Querqueville et Tourlaville .
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