Architecture Travaux souterrains

Les ingénieurs creusent les techniques d’enfouissement des déchets nucléaires

Mots clés : Conception - Energie nucléaire - Musées - galerie - Soutènement - Travaux publics

Plusieurs méthodes d’excavation et de soutènement des galeries sont testées à 500 m sous terre.

Objectif : créer un centre de stockage unique au monde.

S’en remettre à la géologie pour gérer les déchets nucléaires les plus dangereux. Telle est la raison d’être du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui devrait voir le jour à l’horizon 2025 à la limite des départements de la Meuse et de la Haute-Marne. Pour concevoir et construire cette installation sans équivalent dans le monde, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) procède, depuis janvier 2007, à plusieurs expérimentations techniques par 500 m de profondeur. L’objectif de ce laboratoire souterrain, situé sous les communes de Bure et Saudron ? Evaluer les propriétés de confinement et le comportement de la roche hôte – de l’argilite, mélange d’argile et de quartz, datant de 160 millions d’années – et tester, in situ , plusieurs méthodes de creusement et de soutènement. Pour cela, un réseau de 1,6 km de galeries expérimentales instrumentées – achevé à plus de 90 % aujourd’hui – est réalisé. Il préfigurera ce que seront les 250 km de galeries de Cigéo, qui s’étendront alors, à 5,5 km de là, sur une emprise souterraine gigantesque de 15 km2.

Confinement « multibarrière ». Autorisé, sous certaines conditions, par la loi relative à la gestion...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5919 du 28/04/2017
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