Architecture

« Les HAP et l’amiante sont les deux pollutions majeures »

Mots clés : Bâtiment et santé

Quels types de pollutions concernent la route ?

Les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre routiers sont principalement confrontés aux pollutions aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et à l’amiante. La réhabilitation des chaussées impactées par ces deux polluants nécessite de bien distinguer les deux problématiques.

C’est-à-dire ?

En ce qui concerne les chaussées contenant de l’amiante chrysotile ou actinolite, dans leurs couches de surface comme dans leurs couches de structure, la pratique actuelle conduit à deux cas de figure. Soit les matériaux routiers amiantés peuvent être laissés en place et, éventuellement, recouverts d’une nouvelle couche de roulement, soit ils doivent être extraits. Dans le premier cas, les matériaux amiantés ne représentent aucun danger, car il n’y a pas de libération de fibres dans l’air. Dans le second cas, le fraisage de la route doit être réalisé avec un atelier approprié et les agrégats doivent être évacués vers une installation de stockage pour déchets dangereux (ISDD), avec des coûts induits importants.

Et concernant les chaussées polluées aux hydrocarbures ?

Pour les chaussées contenant des HAP, les solutions de traitement sont plus variées. D’une part, le matériau pollué peut être évacué en installation de stockage. S’il y a moins de 50 mg de HAP/kg de matière sèche, les agrégats de chaussées peuvent être évacués en installation de stockage de déchets inertes (ISDI). Si la teneur en HAP dépasse 50 mg/kg, l’élimination est envisageable en ISDD ou en installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND), selon les critères d’admission figurant dans les arrêtés préfectoraux. Au-delà de 1 000 mg/kg, les fraisats sont toujours considérés comme des déchets dangereux.

Toutefois, le réemploi des agrégats est également possible dans certains cas. Les matériaux pollués peuvent être recyclés, à froid ou à chaud, dans un enrobé neuf si leur teneur en HAP est inférieure à 50 mg/kg. Ils peuvent être recyclés à froid si leur teneur en HAP est inférieure à 500 mg/kg, car, à froid, les émanations de HAP sont très faibles. Concernant les problématiques amiante et HAP, le guide « Acceptabilité environnementale des matériaux alternatifs en technique routière » est considéré comme une référence.

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