Territoires Bordeaux Euratlantique

« Les grands investisseurs s’intéressent à la place bordelaise »

Questions à Stephan de Faÿ, directeur général de Bordeaux Euratlantique

Qu’est-ce qui vous a préparé à prendre la direction de l’établissement public ?

Peut-être mon éclectisme dans mon parcours de vie : naissance en Roumanie, cours Hattemer, Polytechnique, philosophie à Stanford, parcours militaire à la DCN, où j’ai notamment participé au premier contrat de vente de frégates à Singapour. Ensuite, la mission interministérielle pour les mutations économiques (Mime) de Jean-Louis Borloo avec des projets de revitalisation économique. J’ai travaillé auprès de Christian Blanc, Michel Mercier et Maurice Leroy à l’élaboration du Grand Paris. Puis, j’ai été directeur général adjoint de l’EPA de la Défense, avant de prendre la direction fin 2014 de l’établissement public d’aménagement bordelais.

Votre premier fait d’arme en tant que directeur d’Euratlantique sera le lancement d’un appel à projets de 140 000 m2 d’un seul tenant.

Oui, l’opération est unique en région par son ampleur. Elle doit largement au travail de l’équipe menée par mon prédécesseur, Philippe Courtois, qui a engagé 180 000 m2 d’opérations en moins de cinq ans, c’est remarquable. A deux ans de l’ouverture de la LGV en 2017, les grands investisseurs s’intéressent à la place bordelaise. C’est la seule ville où les prix de l’immobilier grimpent encore. Nous devons aider la métropole à conserver des logements qualitatifs, attractifs et abordables. Et donc calmer le jeu sur les prix de logements autour d’une valeur moyenne de 3 600 euros/m2 dans un même immeuble ou îlot. Les grands choix stratégiques sont faits, et nous sommes désormais à concurrence égale avec Lille, Marseille et Toulouse, et pas si loin de Lyon.

Sur quoi se fonde cette attractivité nouvelle ?

Elle est réelle, liée à l’héliotropisme, au patrimoine, au dynamisme de la ville. L’optimisme lucide des entrepreneurs bordelais et aquitains m’a franchement impressionné. Est-ce suffisant pour attirer des entreprises ? C’est un atout essentiel, au même titre que la LGV, parce que les décideurs tiennent, à juste titre, de plus en plus compte de l’avis de leurs salariés. Et puis c’est l’une des métropoles qui produit le plus de start-up par habitant, par exemple dans les filières numériques. Son industrie aéronautique est, on l’ignore, presque aussi importante en terme d’emplois que celle de Toulouse, avec Dassault, Thalès, Snecma, l’AIA… et de très nombreux sous- traitants.

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