Territoires Besançon

Les gares Viotte et TGV concentrent les projets

Mots clés : Gares, aéroports - Transport ferroviaire

La réunion publique du 30 août a déclenché le compte à rebours du projet de pôle tertiaire de la gare Viotte, au centre-ville de Besançon (Doubs). La société publique locale Territoire 25 dispose de deux ans pour installer 810 agents des services de l’Etat. Concessionnaire désignée par la Ville, elle a confié en juillet dernier par concours à Métra + Associés la reconversion des trois hectares de terrains de la SNCF en un quartier mixte de 20 500 m2 (16 100 m2 de bureaux, 1 300 m2 de commerces et 50 logements, plus 320 places de parking) pour 23,7 millions d’euros HT de travaux. Le jury a préféré le projet de l’auteur de la Commanderie à Dole à celui de Reichen et Robert & Associés, l’autre finaliste.

Deux bâtiments, jusqu’à huit étages pour le plus haut, se feront face à la sortie de l’esplanade de la gare. L’habillage en lamelles de métal et l’apparence du bois veulent évoquer l’architecture des anciennes halles du Sernam qui seront entièrement démolies, compte tenu du mauvais état de leur structure. « Les fermes des hangars ferroviaires seront réutilisées autant que possible », indique l’architecte Brigitte Métra.

Des logements dans les étages supérieurs.

La SEM Société d’équipement du département du Doubs (SedD) est le promoteur de l’opération de bureaux qui sera financée et rachetée par une société patrimoniale constituée d’Aktya, filiale immobilier d’entreprises du groupe Territoire 25, de la Caisse des Dépôts, de la Caisse d’Epargne et du Crédit agricole. La SedD s’associe au promoteur privé régional SMCI pour les logements situés dans les étages supérieurs des immeubles de bureaux.
Le pôle tertiaire lance un projet urbain qui traversera à l’horizon 2024 les voies de chemin de fer, pour aboutir à un total de 40 000 m2 bâtis, dont 200 logements et certainement d’autres bureaux. Territoire 25 et la Ville se donnent le temps de préciser le positionnement pour la suite du projet, en regard avec le parc d’activités Nouvelle Ere autour de la gare TGV, distant d’une dizaine de kilomètres. « La vocation de ce dernier concerne davantage l’industrie de production », affirme Nicolas Bodin, l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme.
A l’entrée de cette gare TGV périphérique d’Auxon, une toute première opération tertiaire, baptisée Le Signal, sera livrée à la fin de l’année. Ses promoteurs, la SedD et Icade, ont soigné le confort thermique au-delà de la RT 2012, grâce à la géothermie et à une optimisation de l’ensoleillement, réalisée par simulation thermodynamique. Le maçon SMBTP et l’agence bisontine de l’étancheur Smac ont achevé cet été le clos et couvert d’une première tranche de 2 500 m2. Le Signal doit occuper au total le double de surface, pour 6 millions d’euros de travaux.
Enfin, la ZAC des Portes de Vesoul (16 hectares à aménager d’ici à 2020), implantée le long de la voie ferrée entre les deux gares, devrait également ajouter de l’habitat à sa vocation économique initiale. Car, malgré leurs différences de nature, les élus veillent à ne pas mettre les trois projets en concurrence. 

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