Expositions

Les gammes sensorielles de Corbu

Mots clés : Architecte

À l’occasion du cinquantenaire de la mort de Le Corbusier, le Centre Pompidou (Paris) propose une grande exposition rétrospective pour relire l’œuvre du maître moderne sous l’angle de son rapport physique et sensible au corps humain.

Associez le nom de Corbu au mot « mesures » et vous évoquerez forcément à votre interlocuteur le Modulor, cette silhouette d’homme de 1,83 m de haut imaginée en 1944 par le maître moderne. Sauf que Charles-Édouard Jeanneret (1887-1965) n’a pas eu qu’une vision métrique du corps humain et c’est le sujet de l’exposition qui lui est consacrée jusqu’au 3 août au Centre Pompidou, à Paris. « La compréhension du corps par Le Corbusier est cognitive, il y voit un ensemble dynamique, en mouvement », expliquent les commissaires, Frédéric Migayrou et Olivier Cinqualbre, respectivement directeur adjoint et chef du service architecture du Musée national d’Art moderne. Il ne faut donc pas prendre à la lettre ce que suggère ce bonhomme familier qui accueille le visiteur, d’abord assis (à 27 cm au-dessus du sol), puis debout et bras gauche levé (226 cm de hauteur totale), comme pour lui faire réviser ses gammes. Exit la vision purement mathématique de cette mesure...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 243 du 01/07/2015
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