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Les frères Angevin à la manœuvre

Mots clés : Entreprise du BTP

Daniel Angevin a confié les clés du groupe de BTP breton à ses deux fils Sébastien et David, qui lorgnent les régions voisines.

Dans le hall du groupe à Noyal-Châtillon-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), au sud de Rennes, trône un immense portrait de Daniel Angevin. « Cette œuvre a été réalisée en janvier lors de la soirée des 80 ans du groupe », explique David Angevin, le plus jeune de ses deux fils. Un beau cadeau en forme d’hommage à celui qui a transformé l’entreprise artisanale paternelle en une véritable major à l’échelle du Grand Ouest. « J’ai pris la suite de mon père en 1973, juste après mon service militaire. J’avais 23 ans », raconte Daniel Angevin, qui abandonne la cogérance mais conservera un regard sur les décisions stratégiques, au sein du comité de direction.

L’effet « métro ».

C’est en 1991 que la société franchit un cap, en rachetant Jaffré (génie civil et hydraulique), qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros. Angevin bénéficie alors d’une bonne réputation qui lui permet de participer à l’incroyable aventure de la première ligne de métro de Rennes. « Ça a été une décision courageuse des élus, car nous n’avions jamais fait ce type de marché », se souvient Daniel Angevin. Le métro va propulser l’entreprise dans la division supérieure et la conduira d’ailleurs à être à nouveau sélectionnée pour la ligne B actuellement en chantier.

A partir des années 2000, les acquisitions se succèdent : Donada en 2005, Personnic en 2006 et Lépine TP en 2010. La marque Angevin vient alors fédérer toutes ces entreprises, qui conservent une grande autonomie. « Toutes nos filiales sont dirigées par des entrepreneurs », insiste Sébastien Angevin, qui a rejoint l’entreprise en 2000 après des études d’ingénieur à Caen. Pour preuve, Angevin Ile-de-France, créé l’année dernière, est dirigé par un ancien de Bouygues devenu associé.
Confronté régulièrement aux majors nationales, le Groupe Angevin décide de créer en 2012 une filiale dédiée aux projets en entreprise générale. « Nous avons séparé cette activité car nous ne voulons pas perdre notre savoir-faire d’origine, le gros œuvre, qui représente 80 % de notre activité », explique Sébastien Angevin. Avec des références comme le ministère de la Défense ou l’immeuble Cap-Mail de Jean Nouvel à Rennes, la filiale réalise déjà une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires. Enfin, comme si son nom l’y prédestinait, Angevin, qui dispose de deux chefs de chantier à Angers, envisage sérieusement de reprendre une entreprise locale.

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CA 2015 : 110 millions d’euros. 400 salariés. Plus de 50 grues.

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