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Les fenêtres Lorillard élargissent leur cadre

Mots clés : Fenêtre

L’industriel de Chartres vient de racheter deux sociétés pour doper et diversifier son activité.

Des HLM des quartiers nord de Marseille aux immeubles prestigieux des Champs-Elysées parisiens, on connaissait le fabricant de fenêtres Lorillard comme expert des chantiers de rénovation. Désormais, il va falloir le compter parmi les acteurs de poids dans le traitement de l’enveloppe globale du bâtiment. C’est en tout cas l’ambition de ce spécialiste de la fabrication et de la pose de menuiseries (aluminium, bois et PVC) qui, en quelques semaines, vient de réaliser deux opérations de croissance externe. «Notre objectif est de nous hisser parmi les leaders français de ce secteur», affirme le P-DG Loïc Bréhu, à la tête de cette PME de 700salariés, basée à Chartres (Eure-et-Loir).

De nouvelles acquisitions.

Pour monter en compétence, Lorillard a racheté, début avril, les actifs de SPRenovation, une petite société francilienne en liquidation judiciaire, spécialiste du ravalement, de l’isolation et de la rénovation énergétique. «Nous intervenions déjà sur la structure du bâtiment, mais ce savoir-faire nous manquait. Nous allons reprendre les chantiers en cours avec pour objectif 5millions de chiffre d’affaires, dès cette année», précise le patron. Partisan de l’intégration d’activités complémentaires au cœur de métier de l’entreprise, il avait déjà amorcé le mouvement en interne, en créant, notamment, Protectea, en 2014, une filiale dévolue au traitement des déchets amiantés.
Mais Lorillard ne se borne pas à cette seule ambition. Dans un contexte tendu, marqué par une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires en 2014, passé à 110millions d’euros, le groupe diversifie ses marchés. Fin mars 2015, il a avalé son concurrent Molenat, à Decazeville (Aveyron) – 120salariés et 18,6millions de chiffre d’affaires -, dont ses dirigeants voulaient se désengager. «Pour nous, cette acquisition a un double intérêt: nous déployer dans le Sud-Ouest où nous sommes peu implantés et mettre un pied dans le négoce, où nous étions totalement absents», poursuit Loïc Bréhu. Cette nouvelle activité va s’ajouter aux trois autres fers de lance du groupe: les chantiers de rénovation, la vente aux professionnels du bâtiment et la vente aux particuliers, sous la marque Lorenove qui fête cette année ses 35ans.

Faire baisser les coûts.

Au passage, Lorillard renforce ses capacités de production grâce aux trois sites de Molenat et compte bien «faire baisser les coûts de revient» en déployant des synergies avec les trois autres usines du groupe à Chartres, Bourges (Cher) et Montbrison (Loire). Résultat : l’industriel pèse aujourd’hui 150millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une capacité de production de 1450fenêtres par jour. Une taille respectable, mais pas encore tout à fait suffisante pour son P-DG. «Il faudra que nous grossissions encore un peu pour aboutir à une masse critique de l’ordre de 200millions d’euros», insiste Loïc Bréhu. A court ou à moyen terme, Lorillard devrait donc réaliser d’autres opérations de croissance externe, en restant à l’affûtdes opportunités.

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Lorillard veut se hisser parmi les leaders

Malgré une baisse conjoncturelle de son chiffre d’affaires en 2014, l’industriel veut atteindre la masse critique de 200 millions d’euros et multiplie les acquisitions stratégiques.

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