Management et prévention Bureaux d’études

Les « experts » sont toujours prisés

Ni plus, ni moins que les années précédentes. Les bureaux d’études prévoient de recruter cette année le même volume de collaborateurs que par le passé. Des exemples ? Chez SNC-Lavalin, qui emploie 1 800 personnes en France, l’objectif d’embauche est fixé autour de 250 nouveaux salariés en 2010, contre 200 en 2009 et 300 en 2008. Dans le même temps, Setec (1 700 collaborateurs) envisage environ 280 arrivées, comme les deux années précédentes. « La crise économique nous touche, mais nos métiers reposent sur des savoir-faire humains qui nous poussent à continuer à investir sur ce plan », explique Sébastien Botin, vice-président pour les ressources humaines de SNC-Lavalin. En outre, de nombreux cabinets d’ingénierie ont tendance à diversifier leurs activités vers le nucléaire, les infrastructures de transport, et non plus le seul bâtiment. A l’arrivée, de nouveaux marchés – et donc de nouvelles embauches – s’ouvrent donc aux entreprises.

Peu de confirmés sur le marché

Sans surprise, la majeure partie de ces recrutements concerne des postes de cadres et d’ingénieurs. « Chez nous, ils représentent 85 % des équipes », confirme Stéphanie Mellot, responsable recrutement de Setec. La tendance est à la recherche de candidats spécialisés, capables d’apporter une véritable expertise sur des sujets comme par exemple le développement durable ou le ferroviaire.
Problème : ces profils font figure d’oiseaux rares sur le marché de l’emploi. « Comme les autres entreprises, nous éprouvons quelques difficultés à attirer des confirmés, qui sont d’une part très recherchés, et d’autre part moins mobiles depuis que la conjoncture est moins porteuse », pointe Gaël Milan, responsable développement ressources humaines du groupe d’ingénierie GSE et actuellement en recherche d’une quarantaine de collaborateurs. « Le fait que nos métiers soient mobiles et qu’il faille bouger en fonction des projets est un autre facteur qui rend compliqué le recrutement de professionnels confirmés », ajoute Stéphanie Mellot, dont l’entreprise, Setec, offre notamment des opportunités en Russie. Résultat, les employeurs du secteur confient pour la plupart entre 20 et 50 % de leurs nouveaux postes à des jeunes diplômés (grande école d’ingénieur ou de commerce, ou diplôme équivalent Bac 5) ou à des ingénieurs ayant une première expérience. Notamment pour occuper des fonctions d’ingénieur d’affaires.

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