Architecture Technique Qualité de l’air intérieur

Les excellents résultats d’une école maternelle dans la Manche

Mots clés : Air - Education - ERP sans hébergement

Afin d’accueillir une classe supplémentaire, le groupe scolaire de Marcey-les-Grèves (Manche) a été agrandi de 750 m². Livrée en février 2015, l’extension signée par l’agence CompoSite Architectes a immédiatement fait l’objet de mesures de la qualité de l’air intérieur. Elles se sont déroulées en mars, alors que les élèves de maternelle occupaient les trois nouvelles salles de classe. « Même avec la structure et les murs en ossature bois, nous avons été agréablement surpris par les bons résultats des mesures initiales », témoigne le docteur Suzanne Déoux, dirigeante de Médiéco Conseil. En effet, les teneurs en formaldéhyde se sont avérées proches de 10 µg/m3, alors que la valeur guide pour une exposition longue durée est pour l’instant fixée à 30 µg/m3. Un résultat qui s’explique par quatre éléments : des hauts volumes sous plafonds grâce aux sheds installés pour accueillir des fenêtres de toit Velux, la faible présence de bois apparent, un mobilier non pas neuf mais réutilisé et une VMC double flux pilotée par des capteurs de présence.

Baisse plus rapide du taux de CO2 avec l’aération.

Avec un contexte initial aussi favorable, le complément de ventilation naturelle obtenu par l’ouverture automatique des fenêtres de toit paraissait redondant. En effet, les fenêtres étaient ouvertes dix minutes le matin afin de purger les composés organiques volatils accumulés pendant la nuit, puis pendant les récréations, c’est-à-dire dès que les salles étaient inoccupées. Or les mesures ont mis en évidence deux points : la ventilation naturelle réduit de 300 ppm la concentration en CO2 en dix minutes, contre une baisse de 100 ppm en vingt minutes avec la seule VMC. Grâce à la bonne isolation du bâtiment, la baisse moyenne de température – de 1,5 °C avant l’arrivée des enfants – n’a duré que quinze minutes une fois les fenêtres refermées. A l’avenir, Suzanne Déoux estime que des séquences d’aération de quelques minutes en présence des enfants limiteraient la surchauffe (jusqu’à 24 °C) due à l’occupation des salles.

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