Autres Axe Seine

Les étudiants de Versailles sculptent la vallée des peintres

Mots clés : Contrat de projet Etat-région - Etat et collectivités locales

Fin 2017, 42 projets privés émergeront de la consultation « Réinventer la Seine », lancée le 14 mars par Le Havre, Rouen et Paris. Simultanément, le volet paysage du contrat de plan interrégional 2015-2020 Vallée de la Seine mobilise les élèves de l’École de Versailles.

Sous le nom de « Réinventer la Seine », une consultation d’architectes et de promoteurs, lancée le 14 mars à Rouen, a ramené les projecteurs médiatiques vers l’idée lancée en 2008 par Antoine Grumbach. En réponse à l’appel du président Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris, l’architecte paysagiste avait lui-même actualisé la célèbre formule de Napoléon Bonaparte : « Paris-Rouen-Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue. » Nourri par les travaux de cinq promotions de ses élèves de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, Antoine Grumbach avait travaillé sur l’articulation entre Paris, Londres et Rotterdam, en s’appuyant sur une conviction : « Sans relation avec la mer, il n’y a pas de métropole à l’échelle mondiale. » Deux paramètres majeurs ont guidé ses travaux : la géographie de la vallée et son système de transport. Ingratitude de l’histoire ? Invité à la dernière minute par les trois agglomérations et l’État pour la présentation de Réinventer la Seine, Antoine Grumbach peine à y retrouver ses petits, malgré les multiples hommages que lui ont rendus les intervenants officiels : « Solidaire de tout ce qui est concret, mais désespéré par le manque de pensée systémique, j’adore l’idée de réinventer la Seine. La consultation produira sans doute des projets intéressants, mais j’y vois surtout une collection de terrains sans réelle réflexion, et un moyen facile de contourner le Code des marchés publics. »

Discontinuités

Après des années de travaux consécutifs à sa sélection pour le Grand Paris, l’architecte paysagiste s’est heurté à l’absence d’outil d’aménagement...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 388 du 25/04/2016
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