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Les entreprises publiques locales, en soutien du BTP

Mots clés : Economie mixte - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales

Les EPL auraient redistribué 3 milliards d’euros d’activité à 17 000 entreprises du secteur de la construction en 2015.

Les entreprises publiques locales (EPL) que sont les sociétés d’économie mixte (SEM), les sociétés publiques locales (SPL) ou encore les SEM à opération unique (Semop) captent certes une partie de la commande publique, mais elles redistribuent aussi de l’activité. « Nous sommes de bons donneurs d’ordres. Nous souhaitons travailler avec les entreprises, nous sommes des acteurs auprès d’elles », a défendu Jacques Chiron, le président de la Fédération des EPL (FedEpl), le 25 mai. Ce jour-là était présentée une étude sur la place des EPL dans la commande publique et dans l’activité économique. Cette enquête, réalisée par la fédération auprès de ses adhérents, avait clairement pour objet « de tordre le cou à ce qu’on entend », a-t-il expliqué, et de démontrer que les EPL ont « un effet d’entraînement pour l’économie locale ».

Un rôle « contra-cyclique »

. L’étude conclut que les EPL auraient généré en 2015 plus de 3 milliards d’euros d’activité pour 17 000 entreprises du secteur de la construction, via les SEM d’aménagement et immobilières. En tout, les EPL auraient redistribué 3,7 milliards d’euros à 35 000 entreprises (voir graphique ci-dessous). La FedEpl entend faire passer le message : elle a annoncé de prochaines rencontres avec les représentants de différents organismes et institutions publics et professionnels (CCI France, Fédération française du bâtiment, Medef, CGPME, Sénat…).
Actrices de l’économie locale, les EPL sont faiblement impactées par la contraction des dépenses d’investissements des collectivités locales, et jouent un rôle « contra-cyclique ». Selon l’étude de la Fédération de EPL, 80 % des EPL détiendraient au moins un contrat de commande publique passé par des collectivités. Elles seraient titulaires de 11 100 de ces contrats (6 700 marchés en cours d’exécution pour un volume de 5,6 milliards d’euros, 1 300 délégations de service public et 3 100 concessions d’aménagement).
En 2015, les EPL auraient remporté 7 % des marchés émis par les collectivités, pour un montant de 1,9 milliard d’euros. Pour 2016, la FedEpl s’attend à un « quasi-maintien du volume de marchés captés » et table sur 1,7 milliard d’euros, soit 200 millions d’euros de moins que l’année précédente. Jacques Chiron qualifie ces perspectives de « rassurantes. L’activité des EPL reste très dynamique et constante », assure-t-il.

Optimisme

. La fédération garde espoir pour l’avenir. Les EPL travaillent essentiellement avec les communes et les intercommunalités (47 % des marchés remportés par les EPL auprès des collectivités), et les régions (45 %). Mais la FedEpl attribue davantage la baisse des investissements au cycle électoral et aux incertitudes liées à la réforme territoriale plutôt qu’à la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités.
Elle estime surtout que le discours des associations d’élus est alarmiste. « Il est plus facile de couper dans l’investissement que dans les dépenses de fonctionnement, explique Jacques Chiron. Mais certaines collectivités ont préféré augmenter leur budget d’investissement. Nous verrons la réalité des chiffres des collectivités, car ils sont en train de sortir. Il n’y aura peut-être pas forcément de baisse… »

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