Grand Paris

Les entreprises générales dans les starting-blocks

Mots clés : Entreprise du BTP

Aménagement, partenariats, insertion sociale… EGF-BTP met en avant son savoir-faire.

Le 6 octobre, EGF-BTP (Syndicat national des entreprises générales françaises de bâtiment et de travaux publics) organise un colloque sur le Grand Paris (1). Cette rencontre intervient quelques jours avant le lancement de l’appel à projets « Inventons la métropole du Grand Paris » et alors que le chantier du Grand Paris Express entre en phase opérationnelle avec le début des travaux de génie civil de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart. « C’est le moment de faire un point d’étape et de rassembler les acteurs », souligne Max Roche, président d’EGF-BTP. C’est également l’occasion pour les entreprises générales de faire passer quelques messages.

Concernant l’aménagement, et plus précisément l’appel à projets lancé par la métropole du Grand Paris, les entreprises générales veulent mettre en avant leur capacité à formuler des propositions, au même titre que les aménageurs, promoteurs, urbanistes, etc., et à fédérer les acteurs autour d’elles pour « fabriquer la ville du XXIe siècle ». A travers leurs filiales immobilières notamment, elles disposent déjà d’une solide expérience. « Le Grand Paris, avec ses futurs quartiers de gares, est une occasion unique de mettre en valeur notre savoir-faire pour concevoir et conduire des projets complexes », estime Max Roche.
Les entrepreneurs généraux veulent ensuite faire valoir « leurs performances en termes d’insertion sociale et de formation ». Pour le président d’EGF-BTP, l’enjeu du Grand Paris Express, « c’est de renforcer l’attractivité de Paris, de faciliter les déplacements, mais aussi de remettre les habitants des quartiers en grandes difficultés sociales sur le marché du travail ». « Nous ne comprendrions pas, ajoute-t-il, que les marchés soient attribués à des entreprises faisant appel à des travailleurs détachés avec, pour conséquence, de laisser les habitants des quartiers sur le carreau. »
Autre message porté par le syndicat : les entreprises générales sont bien insérées dans le tissu local et ont « vocation à faire travailler les PME ». « Pas moins de 75 % de nos marchés sont déjà sous-traités à des entreprises locales », précise Max Roche. En l’occurrence, poursuit-il, les PME ont leur place sur le chantier du futur métro, qu’il s’agisse de la construction des gares (lots techniques) mais aussi du tunnel (approvisionnement, maintenance, traitement des déblais…).
Enfin, les entreprises générales se disent prêtes « à pousser des solutions de coproduction publique-privée pour optimiser le calendrier de réalisation du métro ». « Sur la durée, nous verrons si la Société du Grand Paris évolue dans ses modalités d’appels d’offres », indique Max Roche. « Des partenariats pourraient pareillement intervenir dans le domaine de l’aménagement et du traitement des déchets », conclut-il. 

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(1) De 18 h à 20 h, dans l’auditorium de la Fédération française du bâtiment situé au 9, rue la Pérouse 75016 Paris.

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