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Les écoles confortent leur unité comme leur diversité

Mots clés : Aménagement paysager - Apprentissages

Avec un reportage à Marseille [voir p. 14], Paysage Actualités ouvre, ce mois-ci, une série d’articles sur les écoles françaises susceptibles de donner accès au nouveau titre de paysagiste concepteur.

L’unité dans la diversité soude les sept membres de la famille à laquelle nous associerons leurs sœurs et voisines francophones, en Belgique et en Suisse.

La mise en œuvre du statut de paysagiste concepteur ne rallumera pas la guerre des écoles : la rencontre annuelle entre les directeurs des sept établissements reconnus par la Fédération française du paysage a démontré leur unité, les 26 et 27 janvier dernier à Marseille. Dès le début de l’année dernière, le Bureau des paysages et de la publicité du ministère de l’Environnement avait préparé le terrain en réunissant l’ensemble des acteurs concernés par l’article 174 de la loi du 8 août 2016 – dite « loi biodiversité » – qui crée le titre professionnel. « Il fallait que tous puissent se l’approprier », résume Karine Mangin, qui coordonne la rédaction du projet de décret d’application, en cours d’examen par le Conseil d’État, au moment où Paysage Actualités boucle son édition de mars. Revendication historique de la Fédération française du paysage, la création du titre alimente des angoisses d’exclusion parfois irrationnelles. Ainsi en mars 2016, des anciens élèves de l’École supérieure d’architecture des jardins (Esaj) ont fait circuler une pétition dont le texte affirme que la loi « exclut » les diplômés de cette école parmi les bénéficiaires du titre. À l’inverse, l’Itiape, qui forme des ingénieurs paysagistes à Lille, a cru pouvoir trouver dans le titre une opportunité d’image, avant de quitter la table des négociations sur la mise œuvre de l’article 174.

Trois ministères se partagent la tutelle des écoles. Un quatrième coordonne la mise en œuvre du nouveau statut en lien avec Bercy, compétent pour les professions réglementées…

La définition même du titre n’a pas toujours suscité une compréhension immédiate. « La loi protège le titre, sans réserve d’activité. N’importe qui peut exercer une activité d e conception paysagère », insiste Karine Mangin. Légère, par comparaison avec d’autres professions réglementées,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 397 du 13/03/2017
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