Territoires Construction

« Les donneurs d’ordre publics réalisent que le moins-disant n’est pas sans risque »

Gilles Courteix, président de BTP Rhône.

Le président de BTP Rhône voit des signes de reprise se profiler, mais reste mobilisé pour sensibiliser les maîtres d’ouvrage publics au mieux-disant.

Sentez-vous des signes de reprise de l’activité ?

En avril-mai, les indicateurs d’activité pour le département du Rhône étaient en dessous des indicateurs régionaux et nationaux. Mais, depuis juin, cette tendance s’inverse. Les ventes de logements neufs repartent à la hausse sur la Métropole de Lyon. Le nombre de réservations nettes a progressé de 40 % entre le 1er semestre 2014 et le 1er semestre 2015. Autres signes encourageants : le vote du plan pluriannuel d’investissement de la Métropole de Lyon et les projets du Sytral, qui devraient apporter des chantiers à nos entreprises de BTP.

Les élus soutiennent-ils la commande publique ?

Certains freinent toujours, mais nous constatons une réelle prise de conscience des élus sur le fait que le défaut d’investissement nuit à leur territoire. Nous travaillons de concert avec l’Association des maires du Rhône pour répertorier les chantiers arrêtés, comprendre les points de blocage et essayer de trouver des leviers. Nous venons aussi de signer une convention avec la CCI pour échanger sur les projets d’infrastructures.

Les donneurs d’ordre sont-ils sensibles au mieux-disant ?

Les élus prennent conscience que le moins-disant a des conséquences sur la qualité des ouvrages livrés. En 2014, la sinistralité a doublé en raison des prix trop bas ! La convention de bonnes pratiques que nous avons élaborée est aujourd’hui adoptée par six communes, l’Association des maires du Rhône et trois bailleurs sociaux. Nous poursuivons ce travail de sensibilisation.

Qu’en est-il des fraudes au détachement ?

L’Etat a pris le problème à bras-le-corps. L’accord-cadre signé avec la Direccte en juillet va dans ce sens. L’objectif régional de 100 contrôles par mois sur les chantiers est en passe d’être atteint. Les premières sanctions, qui pourront aller jusqu’à la fermeture administrative des entreprises contrevenantes, marqueront les esprits.

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