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Les données satellites bientôt au service de l’urbanisme

Les programmes spatiaux européens pourraient bientôt révolutionner les méthodes de travail des urbanistes et des collectivités locales françaises. En tant que pays membre de l’Agence spatiale européenne, la France a accès aux données satellites collectées dans le cadre de ses projets. Ces données – images, coordonnées GPS, etc. – doivent être mises gratuitement à la disposition de la société civile, l’objectif étant de permettre aux acteurs économiques de leur trouver des champs d’application concrets et générateurs de revenus. Mais elles restent encore sous-exploitées.

Les ministères français de la Défense, de l’Economie et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont donc labellisé, le 11 janvier, quatre boosters. Ces pôles de compétitivité sont désormais chargés de mettre en relation les organismes qui détiennent les données satellites et ceux qui pourront développer des applications économiques. Trois de ces quatre pôles travailleront notamment sur la ville intelligente, l’urbanisme ou les transports.

Un outil de surveillance.

« Les acteurs chargés de l’aménagement urbain seront particulièrement concernés, assure David Convers, chef de projet au booster Nova, basé à Toulouse. Cette initiative pourrait mener à la création d’outils de surveillance de l’étalement urbain et des trames bleues et vertes ou aider à définir l’emplacement de futures lignes de transport public en évaluant la densité d’un îlot de population donné. » Les images satellites pourraient également permettre d’identifier des friches urbaines à développer, évaluer le taux d’occupation de parkings ou même surveiller l’efficacité des politiques publiques en matière d’urbanisme. Ces données pourront aussi être combinées avec des données démographiques, sociales ou économiques existantes. Les métropoles de Bordeaux, Toulouse et Montpellier seraient intéressées par cette initiative et envisageraient de soumettre des problématiques au booster Nova.

Après l’organisation de réunions publiques et de clubs d’innovation, les premières start-up et projets devraient être lancés et soumis à des investisseurs privés et à des programmes publics de financement d’ici la fin de l’année.

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