Territoires Région

Les départements au chevet des communes inondées

L’Ile-de-France n’avait pas connu d’inondations d’une telle ampleur depuis 1982 et tous les départements ont été touchés à des degrés divers. La Seine-et-Marne est sans doute celui a qui a le plus souffert avec 8 000 personnes évacuées, notamment à Nemours, et 141 communes (sur 511) classées en état de catastrophe naturelle par l’arrêté du 8 juin (1), en attendant une liste complémentaire, plus de 200 maires ayant déposé un dossier. Le 4 juin, le préfet, Jean-Luc Marx, a souhaité l’ouverture d’une cellule pour traiter, « dans les plus brefs délais », les demandes de versement d’une « dotation de solidarité en faveur de l’équipement des collectivités territoriales touchées par des événements climatiques ou géologiques ». De son côté, le conseil départemental, outre un premier fonds d’urgence de 600 000 euros, a mis en place le dispositif « Seine-et-Marne Entr’aide-Routes » pour aider les communes à établir un diagnostic technique des routes communales. Diagnostic que le département est en train de réaliser sur son propre réseau : sur les 4 325 km de routes départementales, 300 km ont été touchés.

Des fonds pour les travaux d’urgence.

Autre département fortement impacté : l’Essonne où l’état de catastrophe naturelle a été constaté dans 85 communes. « Il va falloir attendre que la décrue soit totalement finie pour faire les constats mais nous attendons de très lourds dégâts », a indiqué, le 6 juin, sur France Bleu, le président du conseil départemental, François Durovray. Lors de la prochaine séance de l’assemblée départementale, le 27 juin, l’exécutif proposera la création d’un fonds de soutien doté de 2 à 3 millions d’euros.

Démarche similaire dans les Yvelines. Pierre Bédier, le président du conseil départemental, qui avait déjà acté la mise en place d’un fonds à destination des communes devant effectuer des travaux d’urgence, pourvu de 1 million d’euros, va porter ce montant à 2 millions au regard des inondations et « l’abondera autant que nécessaire ». Dans ce département, non seulement la Seine est sortie de son lit mais aussi la Mauldre, l’un de ses affluents, qui a provoqué de nombreux dégâts. A Maule, par exemple, les équipements sportifs extérieurs – courts de tennis, terrains de foot… – ont été inondés et devront être refaits. A Beynes, une partie du mur d’enceinte des douves a cédé sous le poids de l’eau. En revanche, comme en Seine-et-Marne, peu de dégâts sont à déplorer dans les collèges.
Quant au département du Val-de-Marne, il a, semble-t-il, échappé au pire. Si une crue de la Marne s’était ajoutée à celle de la Seine, le scénario catastrophe de 1910 aurait pu se reproduire. Dans ce département, le préfet, Thierry Leleu, a ordonné la fermeture du collège-lycée Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi où les pluies répétées ont entraîné un affaissement du terrain dans la cour de récréation. A l’occasion de ces inondations, des élus ont à nouveau évoqué le projet d’aménagement de la Bassée, en Seine-et-Marne, visant à créer une capacité de stockage de 55 millions de m3 d’eau pour un investissement de 500 millions d’euros HT.

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(1) Lire aussi notre article p. 90.

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