Enjeux

Les défis urbains boostent Sydney et sa région

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Le développement des infrastructures et de l’immobilier est en plein boom dans la métropole australienne.

Plan for Growing Sydney, Rebuilding NSW, Long Term Transport Master Plan… Les plans d’investissements publics dans les infrastructures ne manquent pas en Nouvelle-Galles du Sud (NGS) et représentent des dizaines de milliards d’euros ! Moteur économique de l’Australie, cet Etat, dont Sydney est la capitale, est pris d’une frénésie d’investissements depuis trois ans. Il est vrai que – comme tout le pays-continent – il accuse un réel retard dans ses équipements publics, notamment de transport. Si le grand Sydney compte aujourd’hui 4,76 millions d’habitants, il en totalisera 6,4 millions en 2031. Et si la saturation des transports coûte aujourd’hui 3,23 milliards d’euros par an en perte de productivité à la capitale, le manque à gagner s’élèvera déjà à 5,17 milliards d’euros par an en 2020 si rien n’est fait. En outre, pour faire face à l’accroissement de la population, 664 000 logements devront être construits d’ici à 2031.

Il y a donc urgence, d’autant que ces investissements permettent de faire d’une pierre deux coups : résoudre l’engorgement de la mégapole et générer des projets créateurs de valeur et d’emplois en attendant un nouveau cycle minier positif. En effet, si les ressources minières colossales du continent ont permis de tripler le PNB du pays en quinze ans, le secteur est entré en crise avec la baisse des prix des matières premières. Le BTP devrait en profiter : le budget du NSW pour 2015-2016 a planifié 25,53 milliards d’euros d’investissements dans les infrastructures de transport, principalement le rail et la route ; et, côté logement, 258,16 millions d’euros vont abonder le « Housing Acceleration Fund », qui finance des mises en viabilité de terrains.
L’Etat s’est donc lancé dans un vaste plan de restructuration de son territoire. Au cœur de ce projet, la montée en puissance, en plus du Central business district, d’un second centre-ville à Sydney, Parramatta, ainsi que le développement de tous les quartiers ouest de la ville.

Expertise française bienvenue.

Selon Andrew Constance, ministre des Transports et des Infrastructures du NGS, « il ne s’agit pas seulement de construire des infrastructures de transport. L’enjeu majeur est de transformer toute la cité », pour en faire une ville intelligente. « Et sur ces sujets complexes, l’expertise des entreprises françaises est la bienvenue », estime le ministre. Toute la filière hexagonale de la ville durable, ingénieristes en tête, ne peut passer à côté de cette opportunité. Mais au regard de l’investissement nécessaire pour se placer sur ce marché, il faudra mettre en avant une expertise bien particulière. « Comme toute l’Australie, la NGS est un marché à fort potentiel et haut pouvoir d’achat, doté d’une grande sécurité juridique. Mais c’est aussi un marché à coûts élevés, souligne Mathieu Hanaut, associé au cabinet Backer & McKenzie. C’est enfin un marché qu’on qualifie de provincial : tout le monde se connaît ! Donc, pour faire la différence, une entreprise française doit se démarquer par une technologie et un savoir-faire spécifique. »

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Plus de 10 milliards d’euros d’activité en 2014 pour le BTP.

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