Territoires Strasbourg

Les défis de la rénovation du palais des congrès

Mots clés : Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

Une extension de 12 000 m2 et la restructuration de 32 500 m2 : le plus important lifting d’un établissement recevant du public à Strasbourg s’achève. Au terme d’une opération de 52,7 millions d’euros HT en trois ans et trois phases, le « nouveau » palais de la musique et des congrès (PMC) entre en fonction en ce mois de septembre. La double affectation du lieu a généré deux défis à conjuguer pour l’équipe lauréate du concours de maîtrise d’œuvre, conduite par l’agence strasbourgeoise Rey-Lucquet & Associés (mandataire) et sa consœur autrichienne Dietrich-Untertrifaller (1). L’Eurométropole, maître d’ouvrage, demandait au projet à la fois d’optimiser les conditions d’utilisation par l’orchestre philharmonique et de redonner un second souffle à l’activité de congrès.

« Nous avons cherché à rendre toute sa visibilité au dessin géométrique initial de 1974 qui avait été altéré par la seconde phase de 1988. La valorisation de cette trame triangulaire a servi de base à la nouvelle extension », expose Olivier de Crécy, architecte associé de Rey-Lucquet. De l’extérieur, la colonnade en Inox brossé crée un péristyle qui enveloppe toutes les surfaces pour leur donner une identité commune. Cet habillage sert aussi de transition avec les aménagements extérieurs remis en évidence : parc à la végétation généreuse, abords des avenues routières, berges de la rivière Aar. « Le projet apporte au PMC la lecture urbaine qui lui manquait », estime Thierry Rey, dirigeant de l’agence strasbourgeoise.

Ingénierie des structures.

Ces transformations ont impliqué une ingénierie poussée des structures. En partie neuve (PMC 3), les poutres de la toiture en treillis de 43 m de portée reposent sur des appuis à déformation en néoprène fretté transmettant les efforts sismiques horizontaux par cisaillement. L’amphithéâtre Schweitzer a été agrandi avec une ossature métallique « accrochée à la manière d’un sac à dos » sur les voiles en béton armé, souligne Marc Stoll, directeur technique génie civil d’OTE Ingénierie. Elle a requis le remplacement de poteaux et poutres voiles en fond de salle par un profilé métallique reconstitué soudé (PRS) de plus de 25 m de portée, adapté à la forme du toit qu’il supporte.

Par ailleurs, pour que l’agora centrale diffuse au mieux la lumière naturelle, deux planchers intermédiaires et des noyaux de contreventement ont été démolis. L’ensemble de substitution, formé de nouvelles stabilités en poteaux, portiques et voiles avec redistribution des joints de dilatation préexistants, a fait l’objet d’une modélisation qui a permis de s’assurer de son absence d’impact sur les blocs voisins.

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(1) Associés à : OTE Ingénierie (structure et fluides, coordination SSI), Serue, C2Bi (économiste), Müller-BBM (acoustique), Solares Bauen (environnement).

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