Territoires Bourgogne-Champagne

Les coteaux de l’Est mettent leur vin à l’honneur

Après Bordeaux et sa Cité du vin, deux hauts lieux des vignobles de l’Est se confectionnent à leur tour des sites vitrines, porteurs d’une ambition architecturale.

A Beaune (Côte-d’Or), le projet d’un lieu dédié au vin, qui était esquissé depuis plusieurs années par la profession, prend désormais la dimension d’une opération d’urbanisme au budget de 50 millions d’euros HT, issu de fonds publics et privés.

Mise en scène des paysages viticoles.

Au milieu du site élargi à 14 ha, le centre d’interprétation des climats et des vins de Bourgogne mettra en scène les paysages viticoles de la région, inscrits depuis l’an dernier au patrimoine mondial de l’Unesco. Conçu par l’architecte parisien Nicolas Couder, il sera construit en conception-réalisation à partir de la fin 2017 (appel d’offres au 1er trimestre 2017) pour un total de 15,6 millions d’euros HT, cofinancé par les collectivités locales (Ville, agglomération, région et conseil départemental) et le bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.

Dans le prolongement de ce bâtiment circulaire, la halle Rabelais offrira 1 800 m2 d’espaces pour l’organisation d’événements. Sa couverture faite de bandes entrelacées de zinc, d’acier et de verre coiffera une réalisation de 20 m de haut sur 100 m de long. Des commerces liés au vin et au luxe ainsi qu’un hôtel cinq étoiles complèteront le programme mis en œuvre par le bureau d’études et d’urbanisme bourguignon Berthet Liogier Caulfuty. « Le potentiel de 400 000 visiteurs et l’image touristique de Beaune devraient facilement convaincre la promotion privée d’investir dans les activités commerciales et tertiaires », estime le maire (LR) Alain Suguenot.
Pour mettre en valeur la proximité de la rivière la Bouzaize, une coulée verte mènera aux célèbres hospices de Beaune, en centre-ville. Des mails piétonniers structureront le parcours et les espaces inondables seront laissés à l’état naturel.

Un musée dans un hôtel particulier.

En Champagne, le musée d’Epernay (Marne), fermé depuis 1998 pour des raisons de sécurité, rouvrira ses portes à la fin 2019 dans le magnifique château Perrier, un hôtel particulier du XIXe siècle classé monument historique. Il deviendra le musée régional d’Archéologie et du Vin de Champagne, au terme d’un chantier de 13 millions d’euros. Son grand caveau de 100 m de long creusé dans la craie constituera l’une de ses attractions.

La Ville a confié la réhabilitation du bâtiment et de son jardin à l’agence parisienne Frenak + Jullien Architectes. Les travaux s’échelonneront de janvier 2018 à septembre 2019. Trop petit, le musée ne pourra exposer que 4 % de ses immenses réserves. Un centre de conservation de 1 300 m2 sera donc construit dans son voisinage jusqu’au début de l’année 2018, sous la maîtrise d’œuvre d’Hugues Fontenas Architectes (mandataire), pour un montant de 1,8 million d’euros. Habillé d’une enveloppe en lames d’acier laquées ou réfléchissantes, il sera pourvu d’une double peau permettant un stockage des collections dans des conditions optimales.

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