Autres AGRICULTURE URBAINE

Les citadins, en quête de la terre nourricière perdue

Mots clés : Démarche environnementale

Malgré l’engouement confirmé le 3 novembre par la proclamation des 33 lauréats du concours municipal des Parisculteurs, l’agriculture urbaine divise : faut-il y voir une voie royale vers la ville durable ? Ou s’alarmer des risques pour les consommateurs, voire pour la survie de l’agriculture des champs ?

Avec l’augmentation accélérée de la population urbaine – 80 % des Européens et des Nord-Américains vivront en ville en 2050, selon l’Organisation des Nations unies -, l’approvisionnement alimentaire des citadins est devenu une préoccupation forte pour les collectivités territoriales engagées dans une démarche de développement durable. L’agriculture urbaine contribue-t-elle à relever ce défi ? S’agit-il au contraire d’une mode contre-productive pour l’agriculture classique, et risquée sur le plan sanitaire ?

Un phénomène mondial

Derrière l’expression en vogue se cache en réalité une pratique qui ne date pas d’hier. En effet, les jardins familiaux existent depuis plus de cent cinquante ans. Ainsi, au siècle, la plupart des cités disposaient de zones maraîchères, le plus souvent en périphérie de leur territoire. Lors des journées techniques 2016 de l’institut technique de l’horticulture Astredhor, Éric Duchemin, professeur à l’université du Québec de Montréal, a rappelé que ces pratiques contemporaines étaient nées dans les années 1970, à la suite de mouvements de citoyens désireux de faire face à la crise économique en s’appropriant des friches urbaines pour...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 394 du 29/11/2016
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