Territoires Strasbourg

Les chantiers se forment à l’université

Mots clés : ERP sans hébergement

La transformation du campus de centre-ville de Strasbourg est entrée dans sa phase active. En ce début 2016, l’université cumule la poursuite de travaux et la préparation à court terme de nouveaux chantiers pour un peu plus de 100 millions d’euros de constructions placées sous sa propre maîtrise d’ouvrage.

Les projets suivent leur cours dans le cadre du contrat de plan Etat-région, du Programme d’investissements d’avenir (PIA) et surtout de l’opération Campus. Lancé en 2010 pour dix ans avec près de 400 millions d’euros de crédits – provenant de l’Etat et des collectivités locales pour l’essentiel -, « ce programme spécifique tient sa cadence, se réjouit Yves Larmet, vice-président Patrimoine de l’université. Un peu plus de la moitié aura été achevé ou lancé à la fin de cette année. Le bâti peut à présent se développer pleinement sur le socle du grand parc urbain qui donne son identité à l’opération Campus : la végétalisation du parc de l’Esplanade [Agnès Daval, paysagiste-concepteur mandataire, NDLR] produira ce printemps ses premiers effets visuels ».
Adepte quasi systématique des concours, l’université de Strasbourg vient d’attribuer le marché de son « Studium » à l’équipe conduite par Jean-Pierre Lott et comprenant les bureaux d’études Serue Ingénierie (tous corps d’état), Oasiis (performance énergétique), Acoustb (acoustique) et CL Design (signalétique). Elle lancera cet été l’appel d’offres (17,4 millions d’euros HT de travaux sur un budget d’opération de 30,2 millions d’euros TTC) pour ce bâtiment à quatre étages qui deviendra un lieu central de services, de documentation et de formation pour les étudiants. D’autres compétitions de maîtrise d’œuvre s’achèveront d’ici au printemps pour le nouveau planétarium (7,8 millions d’euros, travaux lancés fin 2017) ainsi que pour la Maison des personnels.

Rayonnement scientifique.

Le titre de chantier phare du moment peut sans doute être attribué au CRBS (Centre de recherche en biomédecine), qui s’érige à côté du Nouvel Hôpital civil (NHC). Livrée l’an prochain, l’opération de 37 millions d’euros se distingue par sa façade pixélisée, fruit de l’imagination de la maîtrise d’œuvre Groupe-6/DeA Architectes.
Grâce à son extension entre fin 2016 et 2018, l’Isis (Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires) pourra mieux exprimer l’immense potentiel de ses chercheurs, dont le plus célèbre est Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie. AEA, associé à Artelia, Jerlaure, Venathec et Alpha Process, assure la conception de ce projet de 17 millions d’euros.
Dans les prochains mois, l’Isis verra s’ériger en face de lui un nouveau voisin du nom d’Insectarium (coût : 5,9 millions d’euros). Ce bâtiment sera ceint d’une enveloppe végétale voulue par son architecte, le cabinet Celnikier & Grabli. Les appels d’offres de travaux seront lancés ce printemps. Le rayonnement du projet est inversement proportionnel à son objet d’études : l’édifice abritera les travaux de recherche sur les insectes que mènent les équipes de Jules Hoffmann, autre prix Nobel strasbourgeois – de médecine cette fois – distingué en 2011.

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