Régions

Les Champardennais se lancent sans l’Epama

Mots clés : Réglementation des marchés

Un an et demi après sa création, l’Epama, l’établissement public destiné à réguler le cours de la Meuse pour prévenir les inondations dans la vallée ardennaise, s’essouffle. La réticence des conseils généraux de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, des Sivom de Saint-Mihiel, Commercy et Stenay, qui n’ont pas voté leur participation financière, a conduit à suspendre la procédure de dévolution du marché d’étude préalable à l’estimation et à la programmation des travaux.

Dragages complémentaires

Quoi qu’il en soit, le préfet des Ardennes vient de proposer la reconstruction du barrage de Monthermé pour abaisser la ligne d’eau de la Meuse. Au-delà de l’opération de reconstruction, estimée à 15 millions de francs, les élus du conseil régional de Champagne-Ardenne viennent d’opter pour des dragages complémentaires, en amont et en aval du site.

Cette variante intéresse d’autant plus le département des Ardennes que le surcoût dû aux travaux de dragage, évalué à 21,45 millions, pourrait être allégé de 7,5 millions, la direction régionale de l’environnement, le conseil régional de Champagne-Ardenne et le conseil général des Ardennes intervenant, à parité, pour le financement des 13,95 millions complémentaires.

Pour le président champardennais de l’Epama, Jean Kaltenbach, « si des études sérieuses apparaissent nécessaires en raison de l’ampleur des travaux à entreprendre et de leurs conséquences, tant sur le plan hydraulique que sur le plan environnemental, il y a nécessité, vis-à-vis des populations sinistrées, de dégager rapidement des solutions dont les effets doivent être constatés à court terme ».

Une démarche transfrontalière

Si le financement régional est d’ores et déjà assuré, la commission permanente du conseil régional aura à statuer sur la décision… « après garantie de cohérence entre l’impact des travaux et l’étude générale des crues », tout en sachant que la plupart des conseillers régionaux souhaitent que soient associés les élus de la Belgique et des Pays-Bas. Une démarche transfrontalière qui pourrait déclencher des fonds communautaires.

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