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Les « caméléons » débarquent à Paris

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Travaux publics

Génie civil. Ces pelles à balancier télescopique, faites pour l’évacuation des déblais, connaissent actuellement un regain d’intérêt.

On les surnomme « pelles caméléons ». Ces pelles équipées d’un balancier extensible sont capables de plonger à la verticale jusqu’à 25 m, voire 30 m. Une dizaine seulement de ces machines, connues de longue date, était jusqu’alors recensée en France comme étant en activité. r, depuis le début de l’année 2016, trois pelles caméléons viennent d’être livrées. Et d’autres vont suivre, d’après Philippe Dury, directeur général de CFE, qui vient tout juste d’en faire entrer une en parc. « C’est la machine parfaite pour les excavations profondes en milieu urbain : puits, stations de métro, parkings souterrains. Entre 10 et 20 m de profondeur, elle est imbattable ! » Le loueur pense évidemment aux chantiers du Grand Paris Express qui vont se multiplier. Autant de configurations favorables aux caméléons. « Rien que pour la future ligne 16, il y aura 32 puits et 22 gares souterraines, sans compter les bâtiments R – 2 ou R – 3 qui vont fleurir autour », anticipe Philippe Dury, qui a choisi Hitachi pour une raison : c’est la seule marque qui fabrique ces matériels en usine ; ils sont livrés directement du Japon, avec le savoir-faire et la garantie du constructeur qui va avec. D’autres matériels existent, mais il s’agit d’assemblages entre une pelle du marché et un télescope, à l’image de la Liebherr 956 équipée d’un balancier italien Cosben qui a été livrée en début d’année à l’entreprise Capocci. Avec 30 m de télescope, celle-ci était la plus profonde de France. Sauf qu’Hitachi a dévoilé, lors de la dernière Bauma, un modèle similaire : la ZX350LC. Comme sur la précédente machine qui atteignait 25 m de profondeur, celle-ci dispose d’une cabine montée sur rail qui s’avance en porte-à-faux et surplombe la fouille. Une vitre y est aménagée dans le plancher, qui permet à l’opérateur de voir directement la zone d’intervention entre ses pieds. « Cela ne nous a pas dissuadés d’installer des caméras car la zone de travail sera souvent encombrée par la présence de butons maintenant les parois de la fouille », estime Philippe Dury. De plus, une pelle caméléon ne travaille pas seule. Sa benne preneuse est faite pour reprendre du matériau foisonné, pas pour excaver. C’est une machine dédiée à l’évacuation des déblais. L’extraction, elle, continuera à être pratiquée par de petits engins évoluant en fond de fouille : par exemple, des minipelles ou des chargeuses sur chenilles.

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