Enjeux

Les bons tuyaux de Pascal Guinot TP

Mots clés : Apprentissage - Matériel - Equipement de chantier - PME - Travaux publics

La PME de Montchanin mise sur l’apprentissage et l’innovation.

N’en déplaise à son dirigeant, Pascal Guinot Travaux publics a tout d’une success story. Lorsqu’elle reçoit le prix Moniteur de la construction (région Est) en 2004, la PME de Montchanin (Saône-et-Loire) réalise un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros et emploie 37 personnes. L’année 2015 devrait s’achever à 37 millions d’euros et un effectif de 230 salariés.

Le trophée décerné par « Le Moniteur » est toujours dans le bureau de Pascal Guinot, mais discrètement posé dans un coin. Car le presque sexagénaire revendique beaucoup d’humilité : « Tout peut s’effondrer », glisse-t-il. Cet autodidacte aime rappeler qu’il a appris le métier des travaux publics à l’âge de 17 ans chez son père, qui avait une petite entreprise de canalisations. En 1993, à la reprise de l’affaire familiale, il se forme à la gestion et au management grâce à des rencontres informelles avec des dirigeants auprès desquels il tire des leçons de leurs réussites et leurs échecs.
D’abord dédiée aux réseaux humides, l’entreprise élargit petit à petit ses compétences aux réseaux secs, puis au terrassement, enfin à la voirie. Il y a huit ans, une centrale d’enrobé à chaud et à froid lui apporte une autonomie d’approvisionnement. Plus récemment, une plate-forme de recyclage des matériaux transforme ses déblais de chantier en sable d’enrobage, tout venant et grave ciment. Elle est dotée d’un laboratoire interne de contrôle des matériaux recyclés et de traitement des sols à la chaux. Entre-temps, une filiale, GCBat, diversifie l’activité dans la maçonnerie et le génie civil. Autant que possible, la société fonctionne comme une entreprise générale. La PME se développe aussi géographiquement, avec des implantations dans la Nièvre et au sud de la Saône-et-Loire et, pour l’activité bâtiment, à Dijon ainsi qu’à Lons-le-Saunier, dans le Jura.

Une voie royale.

Pour développer la PME, Pascal Guinot parie sur l’apprentissage, « la voie royale pour acquérir la culture de l’entreprise ». Quatorze des 20 apprentis accueillis ces dernières années ont été embauchés à différents niveaux de qualification, CAP, Bac pro et BTS. Cette politique de recrutement conduit à des profils parfois singuliers, comme Laurent, ex-comptable devenu conducteur de travaux, aujourd’hui tuteur d’un apprenti. Elle produit aussi des équipes réceptives à l’évolution des techniques. L’entreprise vient d’acquérir une machine de forage dirigé qu’elle mettra en œuvre prochainement dans l’installation de 250 mètres de réseaux de gaz, d’électricité et de fibre optique sous le rond-point Jeanne-Rose, tout près de son siège social, sur la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA).

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